Cahiers des charges des télés, revus et corrigés

Le gouvernement prendra le temps nécessaire.

C’est un dîner sous des auspices bien particuliers qui a réuni, mardi 24 avril, les membres de l’Exécutif pour un point sur la nécessaire coordination gouvernementale. Elle avait été demandée par Nabil Benabdellah, patron du PPS, un des chefs de file de l’alliance gouvernementale, deux semaines auparavant.

Entretemps, il y a eu la polémique sur la réforme des fameux cahiers des charges du pôle audiovisuel et les déclarations faites par le chef du gouvernement et secrétaire général du PJD, devant les militants de son parti, à propos des fameuses «poches de résistance au changement» et leur impact sur l’humeur de la rue.

La réunion du 24 avril a donc été influencée par le contexte. Lors de ce dîner, présenté comme informel, on a parlé -encore une fois- de la nécessité d’assurer le maximum de coordination entre les membres du gouvernement pour que ces derniers ne se retrouvent pas en porte-à-faux après les déclarations d’un de leurs collègues. Mot d’ordre : il faut que l’information circule et qu’au moins les chefs de file de quatre partis composant le gouvernement soient tenus informés des décisions et déclarations éventuelles sensibles, avant leur transmission au public.

Mais c’est la question des cahiers des charges qui aura absorbé l’essentiel du temps. Le gouvernement a demandé au SGG de surseoir à leur publication au Bulletin officiel en vue d’une application au 1er mai, comme il était prévu, et d’approfondir les discussions sur le sujet. Seront discutés notamment la question de la diversité linguistique, la question du cadrage programmatique et des moyens, mais également la problématique de la diffusion ou non des tirages des jeux de hasard. L’heure est à l’apaisement et c’est une bonne chose.