Benkirane vs opposition, l’enlisement…

Le RNI, le PAM, l’USFP et l’UC campent sur leurs positions.

Mercredi 26 juin, le chef du gouvernement et sa majorité ont encore une fois servi un monologue aux citoyens qui suivent les rituels passages mensuels d’Abdelilah Benkirane devant la Parlement. Au bout du deuxième boycott de l’opposition, celle-ci et le chef de l’Exécutif ne sont toujours pas arrivés à un consensus sur l’application de l’article 100 de la Constitution. M. Benkirane et les quatre formations, RNI, PAM, USFP et UC, campent sur leurs positions. Du coup, ce qui n’était au début qu’un différend sur le partage du temps d’intervention devant la première Chambre s’est mué peu à peu en crise entre les deux parties. L’opposition envisage, en effet, à en croire certaines sources parlementaires, de boycotter toutes les séances de questions de politique générale à venir. Et ce, tant que le chef du gouvernement et sa majorité ne répondent pas favorablement à ses revendications. L’opposition exige la moitié du temps d’intervention, que le chef de l’Exécutif ne s’écarte pas du sujet sur lequel la conférence des présidents se serait mise d’accord auparavant et surtout qu’il ne profite par de la tribune du Parlement pour s’adresser directement aux citoyens.

A la deuxième Chambre, dans laquelle l’opposition est majoritaire, celle-ci opte pour une autre stratégie. Les quatre formations politiques renforcées par le groupe parlementaire de la FDT, plutôt que de boycotter le passage du chef du gouvernement, veillent au strict respect de l’ordre du jour de la séance. Aucun propos hors sujet n’est toléré. Mais en attendant un nouveau règlement intérieur des deux Chambres et une interprétation concertée de l’article 100 de la Constitution, ce tiraillement risque de s’installer dans le temps et empoisonner les relations entre les deux institutions.