Banques : Le besoin de liquidité s’atténue à 63,5 milliards de dirhams au 1er trimestre 2021

Le besoin de liquidité des banques a poursuivi son atténuation pour se situer en moyenne à 63,5 milliards de dirhams (MMDH) au 1er trimestre de 2021, après 91,5 MMDH au T4-2020 et 102,2 MMDH au T3-2020, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Cette évolution est en relation, particulièrement, avec le repli de la circulation fiduciaire, explique la DEPF dans sa récente note de conjoncture, relevant que Bank Al-Maghrib (BAM) a ainsi réduit le volume de ses injections de liquidité à 75 MMDH en moyenne, après 101,9 MMDH un trimestre auparavant.

Les interventions de BAM ont porté sur les avances à 7 jours sur appels d’offre (29,8 MMDH), les prêts garantis à 1 an au titre du programme de soutien au financement des très petites, petites et moyennes entreprises (26,6 MMDH), les opérations de pension livrée (15,6 MMDH) et les opérations de swap de change (3 MMDH).

Quant au taux interbancaire moyen pondéré au jour le jour (TIMPJJ), il préserve depuis le 18 juin une évolution quasi-stable au niveau du taux directeur de 1,5%. En moyenne, ce taux stagne toujours à 1,5% depuis le troisième trimestre 2020.

S’agissant du volume moyen des transactions interbancaires, il a reculé par rapport au quatrième trimestre 2020 de 20,3% pour s’établir à 4,7 MMDH.

La note rappelle, par ailleurs, que lors de son conseil du 23 mars dernier, BAM a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 1,5%, jugeant qu’il demeure approprié et que l’orientation de la politique monétaire reste largement accommodante, assurant des conditions de financement adéquates.

Concernant l’évolution des taux débiteurs, après une tendance baissière depuis le quatrième trimestre 2019, le taux moyen pondéré global a enregistré au quatrième trimestre 2020 une légère hausse, en glissement trimestriel, de 8 points de base (pbs) à 4,42%.

Cet accroissement a concerné les taux des crédits de trésorerie (+13 pbs à 4,12%) et à l’immobilier (+12 pbs à 4,91%), alors que la baisse a concerné ceux des crédits à l’équipement (-29 pbs à 4,21%) et à la consommation (-6 pbs à 6,40%).

(Avec MAP)