Assurance à l’export : les délais de remboursement réduits à trois mois

L’ASMEX a tenu récemment une réunion par visioconférence avec le PDG Ahmed Hajoub de la Société Marocaine d’Assurance à l’Exportation (SMAEX). Entre autres mesures, cette dernière a décidé de réduire les délais de remboursement de 6 à 3 mois.

La problématique de couverture de risque est, en effet, posée avec acuité dans ce contexte difficile de pandémie de COVID-19. Le secteur des exportations souffre des conséquences des perturbations du commerce international et la solvabilité des pays clients est plus que jamais remise en question. « Il est important de commencer à préparer l’après-Covid qui sera complètement diffèrent de l’avant Covid et particulièrement difficile. Les prévisions actuelles ne permettent pas encore d’anticiper les taux de croissance de l’économie mondiale. Les hypothèses changent toutes les 24 heures, la crise économique n’est pas encore déclenchée et la crise financière serait plus grave », prévient Ahmed Hajoub, PDG de la SMAEX.

Durant la réunion, il a été donc décidé de baisser le délai de remboursement des entreprises exportatrices ayant subi des pertes durant les dernières semaines. Le déblai passe ainsi de 6 à 3 mois maximum dans l’objectif d’alléger l’impact de la situation actuelle sur la trésorerie des entreprises les plus fragilisées, affirme l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) dans un communiqué diffusé ce lundi 27 avril. D’autres mesures spécifiques ont été également décidées dans le cadre de l’allègement des restrictions. Il est ainsi question de révisions à la baisse des délais de remboursement, de prorogation du délai de déclaration du chiffre d’affaires de 15 à 30 jours et des échéances à 2 mois au lieu de 1 mois. De même, il a été décidé une augmentation du délai de déclaration du sinistre de 30 à 60 jours avec possibilité de rallonge.

Par ailleurs, à l’issue de cette réunion, et à la demande des exportateurs, l’ASMEX a appelé à une révision des polices d’assurance puisque les entreprises exportatrices marocaines se trouvent confrontées à la faiblesse du montant de prime d’assurance qui ne correspond pas toujours à la valeur des transactions. « Ceci pousse plusieurs d’entre elles à refuser des nouvelles commandes et engagements et donc arrêter de produire et mettre le personnel au chômage technique », affirme l’ASMEX. Le PDG de la SMAEX a souhaité une réactivation, en ces moments de perturbation, de la ligne d’assurance publique complémentaire à l’assurance-crédit accordée par les assurances.