Agences de recrutement privées : le contrôle du ministère bientôt dématérialisé

Dans le domaine de l’intermédiation en matière de recrutement et d’embauchage, personne jusqu’ici ne sait qui fait quoi et combien.

A partir du 20 mars courant, le ministère de l’emploi et des affaires sociales (MEAS) va démarrer la mise en place d’un système d’information pour le suivi des activités des agences de recrutement privées (ARP). Ce système qui consiste, en gros, en une dématérialisation des déclarations, permettra de disposer de données et d’indicateurs sur cette activité. Ce projet, confient des responsables au MEAS, a bénéficié d’un appui financier de la part de l’Agence espagnole de coopération pour le développement.

Ce système concernera bien entendu les 55 ARP autorisées, c’est-à-dire celles qui ont satisfait aux conditions légales d’exercice de ce métier, en particulier le dépôt d’une caution à la Caisse de dépôt et de gestion d’un montant équivalent à 50 fois la valeur annuelle globale du SMIG. Selon ce qui se dit dans le milieu, il existerait en réalité quelque 200 ARP ou plus qui travaillent dans l’informel.