Accidents de la route : Le Maroc occupe le 1er rang au niveau arabe et le 6è à  l’échelle mondiale

Les accidents de la route au Maroc font chaque année plus de 4 000 morts et causent des dégà¢ts matériels estimés à  14 milliards de dirhams, soit environ 2% du PIB, a annoncé Abdelilah Benkirane.

Les accidents de la route au Maroc font chaque année plus de 4 000 morts et causent des dégâts matériels estimés à 14 milliards de dirhams, soit environ 2% du produit intérieur brut (PIB), a affirmé mercredi à Rabat le chef de gouvernement, Abdelilah Benikrane.

S’exprimant lors de la séance consacrée aux réponses du chef de gouvernement aux questions des conseillers relatives à la politique générale, M. Benkirane a fait observer que le Maroc occupe ainsi le premier rang au niveau arabe, et le 6è à l’échelle mondiale.

Selon le chef de gouvernement, quelque 67 082 accidents ont eu lieu en 2011, soit une augmentation de 2,48% en un an (12 accidents chaque heure) et 4 222 personnes ont trouvé la mort dans la même période (+11,75%). Le nombre de blessés graves a atteint 12 482 en 2011, soit une hausse de 9,36% (3 blessés chaque deux heures), alors que celui des blessés légers n’est pas en reste vu qu’il est passé, en 2011, à 89 529, soit une hausse de 2.84% (10 blessés chaque heure), a-t-il précisé.

M. Benkirane a ajouté que 80 morts dans le milieu urbain font partie des personnes sans protection, dont 54% de piétons et de motocyclistes et 35% des usagers de véhicules légers.

Pour le nombre de véhicules impliqués dans des accidents de la route ayant fait des victimes, il a fait savoir qu’il a atteint 108,919 en 2011, soit une augmentation de 2.47% par rapport à 2010, dont 8.55% d’entre eux sont des véhicules légers et 34.6% des motocyclettes ou bicyclettes, alors que les camions du transport de marchandises et les autobus représentent respectivement 6.5% et 1.6%.

S’agissant des causes à l’origine de ces accidents, M. Benkirane a indiqué que la mauvaise qualité des infrastructures et l’état altéré des véhicules sont toujours présentés comme principales causes des accidents routiers. Toutefois, a-t-il relevé, le facteur humain demeure à l’origine de ces accidents à hauteur de plus de 80%.

Après avoir que plus des deux tiers des accidents (77.7%) surviennent dans le périmètre urbain pour diverses raisons dont le non-respect des feux de signalisation, M. Benkirane a relevé que les accidents survenus dans ce périmètre font un tiers des morts et de blessés graves. Le renouvellement du parc automobile durant la dernière décennie n’a pas contribué à la baisse des accidents, car le tiers des véhicules impliqués dans ces accidents ont seulement une ancienneté de 5 ans, a-t-il fait remarquer.

La responsabilité humaine dans les accidents de la route ne doit pas, cependant, se limiter aux seuls usagers de la route, a-t-il poursuivi, mais elle doit élargie également aux acteurs chargés du contrôle de la circulation dont la police, la gendarmerie royale, les agents de contrôle au ministère du Transport et de l’Equipement, les propriétaires des auto-écoles, les centres de visite technique et autres intervenants en la matière.

Il a, par ailleurs, rappelé la baisse du nombre des accidents durant les trois mois ayant suivi l’entrée en vigueur du Code de la route, en octobre 2010, en comparaison avec la même période en 2009. Cette baisse était de 17% pour les accidents et de 18 pc pour les décès et les blessés.

M. Benkirane a attribué la hausse enregistrée, par la suite, dans le nombre des accidents de la route à un relâchement aux niveaux des contrôles et de répression.