à‰lections locales : le découpage électoral est prêt

A Casablanca, le nombre de sièges ramené à  131.

Plus de conseillers communaux. Voilà ce qu’apporte le nouveau découpage électoral proposé pour adoption au dernier conseil du gouvernement. Les élus locaux passent ainsi de 23 799 à 24655, soit une hausse de 3,6% par rapport aux dernières élections. Cela, en plus du nombre des sièges réservés aux femmes dans le cadre de circonscriptions exceptionnelles et dont l’effectif sera précisé ultérieurement. La nouvelle carte électorale reflète la nouvelle réalité démographique issue du dernier recensement. Ainsi, quelque 238 communes voient le nombre de sièges de leur conseil augmenter alors que 69 autres seront gérées par un effectif moindre. Le Conseil de la ville de Casablanca par exemple sera réduit à 131 membres contre 147 actuellement. En même temps, le nombre de sièges à pourvoir au sein des conseils préfectoraux et provinciaux sera également revu à la hausse (5,9% de plus), passant de 1 289 à 1 365 sièges.

Il va sans dire que, dans l’état actuel, aucun parti n’est capable de présenter autant de candidats et de couvrir la totalité des circonscriptions. Le taux maximal de couverture tourne, en effet, autour de 80% selon les observateurs. Car il faut des moyens humains avant tout, mais aussi matériels. Sur ce dernier point, et selon certaines sources, l’État s’apprêterait à débourser quelque 200 millions de DH de subventions, soit un peu moins que le montant réservé à la couverture des dernières élections législatives. Ce montant est justifié par la mise œuvre, dans sa phase électorale, de la régionalisation avancée. Tous les partis qui participent aux élections peuvent bénéficier d’une première tranche pour préparer l’avant-campagne, alors que les deux autres tranches sont conditionnées par le franchissement du seuil électoral, du nombre de sièges remportés et du nombre de femmes candidats présentées.