à‡a bloque de nouveau au Parlement !

L’opposition tient mordicus à  sa commission de supervision des élections.

Une mini-crise se profile au Parlement. Cette fois, c’est entre l’opposition et le gouvernement et sa majorité que rien ne va plus. Mercredi 22 octobre, les groupes de l’opposition se sont retirés des travaux de la commission de l’intérieur en raison de la violation de l’article 128 du règlement intérieur de la Chambre des représentants. Ledit article stipule que l’examen des propositions et des projets de loi soumis à la Chambre intervient par ordre de présentation. Or, le gouvernement et sa majorité ont décidé de faire fi d’une proposition, déjà programmée, de l’Istiqlal et de l’USFP, et qui porte sur la création d’une instance nationale de supervision des élections et décidé d’entamer l’examen d’un projet de loi sur le renouvellement des listes électorales. Non contente d’en être là, l’opposition menace de boycotter toutes les réunions de la commission, et par delà l’activité parlementaire, chaque fois que le gouvernement tente de monopoliser l’action législative. Le ministre de l’intérieur a bien tenté de jouer les médiateurs, mais rien n’y fait. L’opposition campe sur ses positions. Le ministre a en effet reçu les dirigeants des quatre formations (Istiqlal, PAM, USFP et UC), mardi en fin d’après-midi, pour tenter de désamorcer la crise sans apparemment y arriver. «Le gouvernement ne veut traiter qu’avec sa majorité, pour cela nous allons boycotter toutes les décisions qui viendront du Parlement auxquelles nous ne serons pas associés», explique une source qui a pris part à cette rencontre. Il faut dire qu’auparavant les partis de l’opposition ont réaffirmé la nécessité de mettre en place «une commission nationale indépendante chargée de la supervision des prochaines échéances électorales afin d’en garantir la transparence». Ce mécanisme est nécessaire pour barrer la route à toute tentative de fraude électorale, ont souligné les dirigeants des quatre partis, lors d’une conférence de presse.