Ahmed Reda Chami
Ahmed Reda Chami voulait devenir médecin, mais son père lui déconseille de suivre cette voie. Il opte pour l’Ecole centrale de Paris. Né à Casablanca en 1961, d’un père chirurgien et d’une mère sage-femme, il n’est pourtant pas manuel pour un sou. Par contre, il a tout de l’accoucheur dans le sens de la maïeutique de Socrate. La famille va vite migrer, pour raisons professionnelles du papa, d’abord à Meknès puis, pour longtemps, à Fès. Le jeune Ahmed a toujours été bon élève, surtout après une raclée que lui administra papa quand, en CM1, il se laissa distraire tout un trimestre par les bandes dessinées qui nous fascinèrent tous. Il avait alors 11 ans et, par la suite, il dira à son père : «Tu verras, je serai quelqu’un».

Portrait Ahmed Reda Chami


Chakir Fassi Fihri
Chakir Fassi Fihri abandonne son poste de directeur de banque pour se lancer dans l’aventure de la communication. Il monte Saga communication en 1993 en empruntant 500 000 DH à la banque. Son chiffre d’affaires la première année : 5 MDH. Aujourd’hui, le groupe Saga en réalise 300 millions. Quand on voit Chakir Fassi Fihri pour la première fois, on est frappé par son côté à la fois humain, presque fragile. Mais très vite on est étonné par son redoutable sens des affaires. En fait, ce faux calme est un vrai bûcheur, ce qui lui donne quelques-uns des ingrédients du succès qui est un fin alliage entre patience, intelligence, flair et détermination.

Portrait Chakir Fassi Fihri


Choumicha
Saveurs & cuisine du Maroc, premier magazine culinaire marocain, vient de voir le jour. Il est l’œuvre de Choumicha, star des familles qui, après avoir débuté très jeune dans la pub, a déjà à son actif deux émissions, deux livres de cuisine et un rôle dans une sitcom. Portrait d’une jeune femme rayonnante qui n’a pas fini de surprendre son public. Rarement vedette cathodique a autant fait l’unanimité autour d’elle, cumulant admiratrices et admirateurs qui affichent marques d’adoration et propos louangeurs. A trente-trois ans, Choumicha Chafay, plus connue sous son radieux prénom, est une figure emblématique, adulée par la presse, estimée par ses pairs, starisée par les femmes, respectée par les hommes... «Tout le monde m’aime», confirme-t-elle sans fausse modestie.

Portrait Choumicha


Driss Benzekri
Ancien d'Ila al Amam, il avait été condamné à trente ans de prison avant de saisir la main tendue de l'Etat. Il aura tenté de concilier les positions, sans états d'âme et malgré toutes les critiques. Terrassé par la maladie à 57 ans, l'âge auquel d'autres s'apprêtent à prendre cette retraite qu'il n'aura jamais connue, Driss Benzekri a laissé l'image d'un homme réservé mais pugnace, qui aura lutté pour les droits de l'homme jusqu'au dernier souffle.

Portrait Driss Benzekri


Gad El Maleh
Ce qui ravit chez Gad El Maleh, c’est la constante sérénité qu’il affiche. Toujours la carapace fendue, la présence détendue sur scène, le bon mot pour égayer une brève causette. Souriant, un brin déconneur, volontiers chahuteur, il semble à l’aise dans son habit d’humoriste «impayable» et confortablement. S’il paraît en accord avec lui-même, le personnage déconcerte les autres par sa «multiplicité». «Aujourd’hui, quand je vais en tournée, les gens sont assez déstabilisés, mais vraiment ! Il y a des beurs qui croient que je suis un beur, il y a des feujs qui croient que je suis né en France et que mes parents sont marocains.

Portrait Gad El Maleh


Ahmed Lahlimi
Très tôt engagé dans la politique, il a côtoyé toutes les grandes figures de la gauche marocaine. Après une traversée du désert qui aura duré 20 ans, il est revenu au-devant de la scène, en 1998, avec le gouvernement de l’alternance au sein duquel il sera ministre des affaires générales. La carrière d’Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au plan, est une vraie fenêtre sur l’histoire du militantisme au Maroc et le côté cour des partis. Ayant côtoyé des figures légendaires comme Mehdi Ben Barka, Abderrahim Bouabid, Abderrahmane Youssoufi ou encore Mahjoub Benseddik, il connaît dans les détails les différentes étapes de l’évolution du paysage politique.

Portrait Ahmed Lahlimi


Abdellatif Filali
Plusieurs fois ministre, Premier ministre avant et pendant le gouvernement d’alternance, Abdellatif Filali est un grand commis de l’Etat qui est décédé le 20 mars 2009. Directeur du cabinet royal à 30 ans, ministre à 40 ans, il a marqué la diplomatie marocaine. Né en 1928 à Fès, le défunt avait occupé plusieurs hautes fonctions en tant que commis de l’Etat et en tant que diplomate. Juste après l’indépendance du pays, Abdelatif Filali faisait déjà partie des espoirs du nouveau Maroc. Chargé d’affaires du Royaume auprès de l’Organisation des Nations Unies en 1958, puis directeur du cabinet royal sous le règne de Mohammed V (1959 -1960), il a accédé assez vite au sommet, devenant ainsi l’un des hommes-clés du Palais.

Portrait Abdellatif Filali


Mohamed Benamour
Mohamed Benamour voulait être journaliste, il finit par édifier un groupe hôtelier de premier plan.Il commence sa vie comme salarié à la RAM, puis devient grossiste en voyages après quatre ans. En 1975, il se lance dans le transport touristique puis en 1985 dans l’hôtellerie. Il est vice-président de la CGEM et administrateur de Bank Al Maghrib. Une vie peut être un conte de fées, tout comme elle peut être un conte de faits bien palpables, réels. Celle de Mohamed Benamour en est une belle illustration. Aujourd’hui patron du groupe KTI/KTH, un des plus importants dans le secteur du tourisme, il a pratiquement exercé tous les métiers liés à son domaine.

Portrait Mohamed Benamour


Karim Belmaâchi
Karim Belmaâchi a fait ses débuts dans la recherche pétrolière avant une longue carrière dans la banque. Il intègre la BCM en 1986 puis, en 2004, rejoint le Crédit Agricole du Maroc qu’il quittera en 2007. Son nouveau métier : la gestion déléguée de gros projets immobiliers et touristiques. A 46 ans, Karim Belmaâchi, DG d’Alliances, un groupe spécialisé dans l’étude, le montage et la conduite de réalisations immobilières et touristiques, a une carrière déjà bien remplie. Il a démarré sa vie professionnelle sur les chapeaux de roues. A la tête de BCM Paris, il est, à 28 ans, le plus jeune directeur de banque en exercice dans la capitale française.

Portrait Karim Belmaâchi


Mohamed Soual
Très jeune, il est porté sur les maths, mais en même temps lit tous les classiques de la littérature française et adore la «halka». Mohamed Soual voulait faire Ponts et Chaussées mais se contentera de l’Ecole nationale de l’aviation civile de Toulouse. Ingénieur en 1980, il rentre au pays pour faire vivre sa famille après le décès de son père. Royal Air Maroc, CTM, Gemadec, CDG..., sa carrière sera très riche. De prime abord, Mohamed Soual, directeur du pôle «dépôts et consignations» de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), dégage une impression de fragilité. Mais, dès qu’il prend la parole, sa vulnérabilité apparente cède la place à une assurance conquérante.

Portrait Mohamed Soual


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