logo la vie eco
Publicité



Maroc Economie
portrait Portraits
asset management
Femmes du Maroc

L’annuaire
des entreprises
europage

Histoire des marques au Maroc Histoire des marques au Maroc

Politique

Communales : Casablanca à l’heure du bilan

Publié le : 23/03/2009

Le Conseil de la ville de Casablanca a voté le compte administratif de l’année 2008.
Mohamed Sajid, descendu en flammes par l’opposition, est également critiqué par ses alliés.
Ce qui a été fait en six ans et ce qui manque. Tour d’horizon.

Tard dans la nuit du jeudi 12 mars, dans les locaux de la wilaya de Casablanca qui venaient d’abriter l’avant-dernière session ordinaire du Conseil de la ville, l’équipe du maire Mohamed Sajid pouvait savourer sa victoire : son compte administratif au titre de l’année 2008 venait d’être voté sans trop de résistance. «Tous les points inscrits à l’ordre du jour ont été adoptés à l’exception d’un seul, qui doit faire l’objet d’un complément d’étude. Je crois qu’on peut se réjouir à Casablanca car le compte administratif n’a jamais été rejeté. Contrairement à d’autres communes qui ont dû, parfois, traiter leurs comptes en plusieurs sessions, le nôtre est toujours passé en première lecture», se réjouit le président du conseil municipal de Casablanca qui nous a reçus, lundi 16 mars. Au passage, le maire de la capitale économique  n’oublie pas de décocher quelques flèches à ses adversaires. «Bien sûr, nos amis de l’opposition ne sont pas toujours dans des dispositions très constructives. Chaque fois qu’ils voient qu’ils sont minoritaires et qu’ils n’ont aucune influence sur le déroulement du vote, ils préfèrent se retirer» indique-t-il.
En effet, lorsque le texte a été voté, tard dans la soirée, les élus du PPS et de l'USFP avaient déjà claqué la porte du conseil. Il faut dire que la journée avait été longue. Placée sous le signe du retard, la séance n'avait véritablement débuté que vers 10h 30, mais les points d'ordre, présentés par des conseillers, un œil sur le coin de la salle réservé à la presse, ont pris la matinée. Il a fallu attendre 16 heures pour que le premier des 15 points à l'ordre du jour, la présentation du bilan du conseil, soit abordé. Il sera discuté au-delà de 20 heures, sachant que l'élément clé de la séance, le compte administratif, ne se situait qu'en 14e position... Plus tard, lorsque le vote du compte a été avancé, ils n'étaient plus qu'une quarantaine de conseillers dans la salle, sur 131, mais tout cela n'a rien d'inhabituel pour le conseil. En face, pourtant, l’opposition considère que les retards étaient calculés de manière à ce qu’elle déclare forfait avant le passage au vote du compte.

Majorité : le jardin Murdoch relooké, et le tramway pour bientôt...
Qu’à cela ne tienne, la vraie bataille porte sur le bilan de l’équipe Sajid entre 2003 et 2009. Sans surprise, côté majorité, le maire et ses alliés affichent leur satisfaction. « Tout le monde se rappelle de l’état dans lequel se trouvaient les avenues de Casablanca auparavant. Aujourd’hui, il subsiste, certes, des points noirs, mais leur nombre a largement diminué, notamment grâce aux sociétés Segedema et Sita El Beïda», indique Mustapha El Haya, membre de la majorité, qui évoque, au passage, l’éventualité que les sociétés de nettoyage les moins performantes se voient signifier un terme à leur contrat.
Le conseiller PJD souligne également l’achat par la mairie de Casablanca d’un nouveau terrain de 90 km2 à proximité de la décharge de Médiouna, destiné à devenir une décharge contrôlée, conforme aux normes internationales dans deux ans, tandis que l’ancien site serait reconverti en espace vert. Il souligne aussi les progrès enregistrés au niveau du transport urbain. «Nous avons aujourd’hui plus de 600 bus, bien que l’entreprise partenaire n’ait pas tenu ses engagements, qui auraient dû l’amener à en fournir 800. Nous projetons par la suite de passer à 1 000», explique M. El Haya. A ces derniers s’ajoutent les projets de tramway (28 km), de RER Mohammédia-Nouaceur via Casablanca, et même une courte ligne de métro. Sur un autre plan, il souligne également les travaux lancés au niveau de plusieurs boulevards de la métropole. «C’est le cas, par exemple, de l’avenue Al Qods, à Lissassafa, ou encore l’avenue de Fès, qui a été prolongée jusqu’au niveau de la Faculté de droit de Casablanca, dans la commune de Aïn Chock. De nombreuses avenues ont aussi été réaménagées. Nous n’avons pas seulement procédé à des réparations, ce sont de nouvelles voies qui ont été construites», explique-t-il. Le conseiller PJD reconnaît toutefois que tout n’a pas toujours été pour le mieux au niveau de l’équipe dirigeante de la capitale économique , certains membres ayant été moins actifs que d’autres.

Opposition : du marbre de Carrare pour la voirie, mais 200 millions de DH de recettes non récoltées
En face, le revers de la médaille est largement mis en avant. Au-delà du transport urbain et de la propreté de la ville, jugés insuffisants, l’opposition pointe du doigt la voirie, largement endommagée par les dernières pluies. Du côté de l’opposition, l’on explique que les réparations lancées au niveau de certains grands boulevards de la ville ne se sont pas faites grâce au «maire», mais à la suite d’une intervention du nouveau wali de Casablanca, par le biais des fonds obtenus auprès du ministère de l’intérieur. Ailleurs, les travaux d’embellissement menés au niveau des boulevards d’Anfa et de la Marche verte sont critiqués. «Trouvez-vous normal que l’on mette du marbre de Carrare sur certains boulevards, alors qu’il coûte entre 1500 et 1900 DH le mètre carré, qu’il est inadapté à une chaussée et qu’on a recensé quelque 4 000 nids de poule à travers la ville ?», s’insurge Me El Mostapha Sabik, membre sans étiquette politique du conseil. «L’expérience du boulevard d’Anfa l’a montré : les gens utilisent du carton pour s’asseoir sur les bancs car le marbre devient trop chaud à cause du soleil», proteste-t-il. «Trouvez-vous normal que, sur la route d’El Jadida, qui est en bon état, l’on ait cassé l’asphalte pour installer un refuge entre les deux voies ?». Selon une estimation, près de 1,5 million de DH d’asphalte auraient ainsi été retirés.
Sur un autre plan, l’opposition met en avant la quasi- stagnation des recettes de la ville, faute d’efforts au niveau du recouvrement.  «Les recettes ont très faiblement évolué depuis 2003, passant de 194 millions de DH à près de 203 millions. Cela est dû au fait qu’elles ne sont pas encaissées par les différentes régies, car les présidents d’arrondissement ne s’y intéressent pas». Du coup, la ville reçoit bien la part des impôts reversée par l’Etat, mais les recettes correspondant aux cafés ou à l’affichage publicitaire, ne le sont pas. «Leur montant s’élevait à 130 MDH en 2003. Il est de quelque 200 millions aujourd’hui. Autrement dit, les montants à percevoir ont augmenté», explique Kamal Dissaoui conseiller USFP. Cette situation a des effets d’autant plus négatifs que l’opposition reproche à la majorité un contrôle insuffisant de l’usage de ses fonds, aussi bien en matière de qualité des travaux menés, comme pour les travaux d’asphaltage, que concernant l’adéquation entre les factures payées et les services rendus dans des domaines comme la gestion des ordures ou l’éclairage public.  
Enfin, les conseillers de l’opposition accusent le bureau d’inefficacité au niveau de son organisation, estimant que les 15 commissions de la ville sont inactives, alors que leurs présidents et leurs vice-présidents bénéficieraient de voitures et de carburant aux frais de la ville. Ils reprochent également au maire de se contenter d’organiser des réunions ponctuelles avec les présidents des arrondissements de la ville là où des contacts plus réguliers auraient été nécessaires.
Une chose est sûre, les arguments présentés de part et d’autre du conseil sont plus ou moins influencés par l’approche des élections. Pourtant, ils permettent aussi de faire un bilan de l’application  de la nouvelle charte communale.

Unité de la ville : un système à parfaire
Premier constat, effectué de part et d’autre : le nouveau système a encore besoin de temps pour être pleinement appliqué, et des réglages s’imposent au niveau de la loi qui, cette fois, semble être soutenue aussi bien par la majorité que l’opposition. Pour Mohamed Ibrahimy, conseil-ler USFP, le système de l’unité de la ville n’a pas encore réussi à vaincre la multiplicité des sources de décision au niveau de cette dernière, du fait de la présence sur le terrain d’acteurs comme la wilaya ou l’Agence urbaine. Pour M. Sajid, les relations entre la commune urbaine et les arrondissements gagneraient à être revues. «Les gens oublient souvent que nous avons, en plus du Conseil de la ville, une organisation centrale qui gère et consolide les moyens de la ville, des structures satellites que sont les arrondissements, dotés de prérogatives propres, de dotations destinées à remplir un certain nombre de missions de proximité», explique-t-il. Selon lui, ces arrondissements devraient justement voir leurs prérogatives faire l’objet d’une clarification, dans la mesure où la charte communale contient un certain nombre d’imprécisions qui font que des missions peuvent être à la fois menées au niveau des arrondissements et du Conseil de la ville. Il se dit également en faveur d’un renforcement des moyens financiers des arrondissements, et il n’est pas le seul. Au-delà, à l’heure où, même dans les rangs de la majorité, certains critiquent la gestion de M. Sajid, l’accusant implicitement d’avoir profité de la faiblesse de sa majorité pour faire cavalier seul, d’autres proposent que la loi soit modifiée de manière à permettre un changement de majorité et de président en cours de route si nécessaire.
L'on évoque aussi une modification du mode d'élection du Conseil de la ville pour obtenir des majorités solides. «Notre groupe parlementaire a proposé que le président soit élu directement par les citoyens, et non pas choisi par le conseil de la ville», explique M. El Haya. Côté USFP, l'on va encore plus loin. « Pour obtenir une majorité cohérente au niveau du Conseil de la ville, il faudrait maintenir le système de listes pour l'élection des conseillers de la ville de Casablanca, à condition que ces dernières soient soumises au vote de l'ensemble des Casablancais. Au niveau des arrondissements toutefois, l'on reviendrait au scrutin uninominal majoritaire à un tour», explique M. Ibrahimy, qui considère qu'une telle méthode permettrait de renforcer la démocratie locale et assurer la participation du plus grand nombre.
En attendant ces changements, il reste à espérer que le seuil de 6% permettra l’émergence d’une majorité et d’une opposition en mesure de gérer Casablanca.

Questions à Mohamed Sajid, Président du Conseil de la ville de Casablanca. :«Pour entretenir les 5 000 km de voirie de Casablanca, il faudrait multiplier son budget par 10»


La session ordinaire du 27 février, achevée le 12 mars, était l’une des dernières du Conseil de la ville actuel. Quel bilan faites-vous de vos six ans à sa tête ?
Mohamed Sajid : Ce qu’il faut dire, c’est que ce Conseil de la ville a évolué dans le cadre du nouveau régime d’unité de la ville. Un temps d’apprentissage, d’adaptation, est nécessaire à la fois pour les conseillers et pour l’administration qui organise ces conseils, et ne peut se limiter à une seule mandature. Hormis les difficultés liées à la coopération, aux prérogatives des uns et des autres, nous avons été confrontés à la nécessité d’inscrire toutes nos actions dans le cadre d’une vision globale de développement de la ville, ce qui n’était pas le cas dans l’ancien système. L’un des défis majeurs de ce conseil était justement de mettre en place une vision stratégique de développement et inscrire toutes les actions dans le cadre de cette dernière. Certains critiquent par exemple le fait que l’on mène des travaux au niveau de la Corniche, considérant qu’elle se situe dans une zone de nantis. Ces affirmations sont démagogiques car nous avons agi dans le cadre d’une vision de développement du potentiel touristique dans la ville. Il s’agit également d’un espace de respiration pour tous les Casablancais. Même chose pour le Boulevard de la Marche verte : c’est là que les franchises, les enseignes, les opérateurs économiques ont fait des efforts considérables en termes d’achalandage, d’organisation de leur entité, d’exposition de leurs produits, etc. Face à ces investissements massifs, il fallait que la ville fasse un effort pour restructurer cet espace et offrir à ces magasins un espace public plus harmonieux, plus adapté à ces activités commerciales.

Des regrets ?
Franchement, je suis assez fier d’avoir pu lancer un certain nombre de grands chantiers, dont nous avons rêvé pendant de nombreuses années, comme le projet de tramway.

Beaucoup de Casablancais éprouvent toutefois un sentiment d’insatisfaction, notamment face à l’état de la voirie ou le ramassage des ordures…
Nous n’avons pas la prétention de dire que nous avons tout réglé. Il faut reconnaître qu’en termes d’aménagement, d’équipement, d’investissement dans la ville, Casablanca souffrait d’un déficit colossal. Tous ces grands projets, ces grandes voies ouvertes, ces zones désenclavées, ces tunnels construits, sont autant de grands chantiers structurants qui n’auraient pu se faire sans une vision de développement constituée grâce à la réunification de la ville. Toutefois, il existe aussi un déficit cumulé, que nous n’allons pas résorber d’un seul coup. La voirie à Casablanca s’étend sur 5000 km. Pour en assurer une maintenance ne serait-ce qu’élémentaire, il faudrait dix fois le budget actuel de la ville. Il ne faut pas oublier non plus que nous avons vécu une année particulière dans la mesure où les intempéries ont duré plus que de coutume et agressé le réseau routier tout en nous empêchant de lancer les travaux de maintenance. Quant à la propreté, il faut comparer la situation actuelle avec celle qui prévalait avant 2003. Avant, nous avions des points noirs et des décharges publiques dans tous les coins de Casablanca, ce qui n’est plus le cas. Un certain nombre de déficiences continue toutefois d’être observé, mais cela tient aussi à un problème de sensibilisation des citoyens. Certains déposent leurs déchets domestiques sur les trottoirs sans prendre en considération les normes existantes en termes d’usage de bacs ou de passage des sociétés de collecte. A terme, il faudrait parvenir à rationaliser le comportement des citoyens et l’harmoniser avec les moyens déployés par les sociétés délégataires. Il faudrait aussi pouvoir envisager, comme par le passé, des sanctions pour obliger les gens à se discipliner, afin que la propreté soit l’affaire de tous.

TABLE RONDE :«Une ville unifiée sans sommier de consistance, c’est grave»


EL MOSTAPAHA SABIK, SEP
Récemment, deux images ont interpellé les Casablancais : l’affaire de l’habitat clandestin à Lahraouiyine et l’écroulement d’une partie de l’hôtel Lincoln. Il est anormal que notre patrimoine art-déco tombe en ruine alors que nous construisons des choses aussi laides. Je suis déçu car un budget a été réuni entre les mains d’une seule entité mais nous n’avons pas obtenu de réalisations importantes à part quelques voies dans le quartier Californie ou quelques passages souterrains mal exécutés jusqu’à aujourd’hui. Aucun grand théâtre n’a été construit, les problèmes de circulation et la pollution sont toujours présents. La décharge de Médiouna est toujours en l’état et la mise à niveau des zones industrielles n’a pas eu lieu. Pendant ce temps, les centres culturels sont toujours en état de faillite, nonobstant les festivals, qui relèvent d’associations indépendantes. De même, alors qu’on parle de l’INDH, la ville manque de stratégie sociale : que faut-il faire ? Comment? Quelles sont les catégories ciblées ? Quels sont les projets que nous pouvons accompagner et pourquoi ? Jusque-là, les associations ont bénéficié d’un budget total de 12 millions de DH, sans aucun résultat. Sur un autre plan, la ville ne dispose toujours pas d’un sommier de consistance : elle ne connaît pas son patrimoine, ce qui est grave pour une ville unifiée. J’espère que le prochain conseil sera d’abord en mesure de répondre aux besoins de la ville et du citoyen.

TABLE RONDE :«La masse salariale a grevé les investissements»


MUSTAPAHA EL HAYA, PJD
Dans notre gestion de la ville, nous avons souffert du poids des procédures : pour tout projet, il est nécessaire de passer par une série de démarches, liées à la tutelle ou au financement. Autant de procédures compliquées qu’il faudrait peut-être alléger. La composition du bureau dirigeant a également été source de problèmes: malheureusement, ce dernier n’a pas été, dans son ensemble, efficace et actif. Sur un autre plan, le régime d’unité de la ville a eu pour avantage de réunir les caisses des arrondissements, car le législateur considérait que cela allait permettre à la ville d’investir, mais nous n’avons pas pu nous soulager du poids que représentent les 19 000 fonctionnaires de Casablanca. Cette masse salariale représente aujourd’hui 56% du budget, alors que selon les normes internationales, elle ne devrait pas dépasser 25%. Du coup, il était difficile d’investir. Le hic, c’est que quand on veut toucher à quelqu’un, des interventions ont lieu et le problème devient politique. Or, certaines personnes enregistrées comme employés de la commune travaillent comme chauffeurs de taxi ou ont émigré en Italie. Il faudra donc tôt ou tard s’armer de courage politique pour traiter ce dossier. Nous espérons que l’introduction du poste de secrétaire général de la commune, prévu par la charte communale, permettra de lutter contre ce problème en le rendant purement administratif.

TABLE RONDE :«Les arrondissements n’ont pas joué leur rôle»


MOHAMED IBRAHIMY, USFP
L’unité de la ville est une bonne chose. Pour assurer une bonne gouvernance, il fallait réunir cet ensemble de collectivités territoriales décentralisées qui étaient au nombre de 27 avant 2002, dans le cas de Casablanca, les fusionner, et y substituer en fin de parcours une collectivité territoriale décentralisée, unique, mais réussir cette opération n’est pas aisé. Elle aurait dû prendre le temps qu’il faut. La réalisation de l’unité de la ville aurait dû être un aboutissement d’un processus bien réfléchi et programmé dans le temps. Lorsque l’on a procédé hâtivement à ce chamboulement, un certain nombre de mécanismes n’ont pas été en mesure de suivre. Aujourd’hui, les arrondissements qui auraient dû normalement assurer la politique de proximité et assurer également, avec les moyens dont ils disposent, le recouvrement des créances de la ville ne réalisent ni le premier ni le second objectif, parce qu’ils n’ont ni les moyens financiers ni la personnalité juridique pour agir. L’on gagnerait à ce qu’ils soient intéressés par le recouvrement de ces créances à l’instar des percepteurs d’impôts qui perçoivent un petit pourcentage qui les amène à travailler davantage et percevoir un maximum de créances au profit de l’Etat.

TABLE RONDE :«La gestion déléguée ne fait pas toujours l’objet d’un contrôle»


AHMED ZAKI , PPS
Le bilan des six dernières années, la population le connaît déjà. Premièrement, le conseil a choisi de déléguer la gestion de certains services. Sa décision aurait été acceptable, sauf qu’il a laissé libre cours aux sociétés partenaires, c’est-à-dire que certains cahiers des charges ne sont pas respectés, et qu’il n’y a pas de contrôle. Ainsi, Lydec n’a absolument pas respecté ses engagements en matière d’investissement et rapport à la couverture totale des quartiers de Casablanca, car il en existe encore qui n’ont accès ni à l’électricité ni à l’eau courante, ce qui est grave pour une ville qui a l’ambition de devenir une métropole internationale. Aujourd’hui, on peut considérer que Lydec s’enrichit sur le dos des habitants de Casablanca, en pratiquant des tarifs sans rapport avec les coûts réels de production d’eau et d’électricité. Elle se permet même de violer les termes de son contrat en exportant des sommes faramineuses qui n’auraient pas dû l’être avant un certain délai. Nous avons pu constater tout cela à travers un dossier obtenu par nos propres moyens, et non pas via le Conseil de la ville. Idem pour M’dina Bus dont le contrat prévoyait un parc doté de bus neufs en quantité suffisante, mais qui n’utilise que des bus d’occasion, dont le nombre est nettement inférieur à ce qui était prévu dans le cahier des charges. Elle ne couvre pas non plus toutes les lignes, se contentant des plus rentables.

Houda Filali-Ansary
Envoyer cet article à un(e) ami(e)

Commentaires :


Ajouter commentaire



: 31 Juil 2010
Ajouter au favoris
cadre Bourse de Casablanca
Mise à jour : 29-07-2010 à 16:30
Masi : 11 782.52 
Madex : 9 616.50 
triangle vert REB 384.0 +5.79%
triangle vert EQD 1698.0 +4.49%
triangle vert FBR 540.0 +4.25%
baisse SMI 1222.0 -2.94%
baisse MIC 523.0 -2.79%
baisse DLM 641.0 -2.44%
Source : Finaccess-Sixtelekurs Mena
cadre Cours de change
Achat   Vente  
1 EUR 11.094 MAD
1 USD 8.4791 MAD
1 GBP 13.249 MAD
100 YENS 9.7320 MAD
1 SAR 2.2610 MAD
1 EUR 11.160 MAD
1 USD 8.5301 MAD
1 GBP 13.329 MAD
100 YENS 9.7900 MAD
1 SAR 2.2746 MAD
Publicité

Sondage

Le code de la route va entrer en vigueur en octobre prochain. Aujourd'hui :

Vous estimez être suffisamment bien informé sur son contenu.
Vous avez une idée sommaire de quelques dispositions.
Vous ne savez absolument rien sur son contenu.
Guide culturel sortir
Rss Plan du site SysnekPro©Sysnek 2008
Le site web www.lavieeco.com est compatible avec les navigateurs Internet Explorer 7 et Mozilla Firefox 3

Archives : 2010 - 2009 - 2008 - 2007 - 2006 - 2005 - 2004 - 2003