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Tarifs bancaires : ce qui change pour les particuliers
Des opérations bancaires sont désormais gratuites, d'autres modérément tarifées.
L'accès aux informations sur la tarification sera amélioré.
Les banques comptent compenser le manque à gagner par la satisfaction
du client et par l'accroissement de la bancarisation.

Les banque jouent enfin la transparence ! Depuis début octobre, elles ont adopté de nouvelles dispositions relatives à la tarification des opérations bancaires. Certains d'entre vous l'ont sûrement déjà constaté auprès de leurs agences. En effet, le Groupement professionnel des banques du Maroc
(GPBM), en concertation avec Bank Al Maghrib (BAM), vient d'introduire des changements
dans les principes directeurs de la tarification des services bancaires pour
tous les établissements de la place. Concrètement, la transparence
vis-à-vis du client concernant les frais et commissions sera mieux appliquée.
Ensuite, deuxième changement, une partie de ces frais et commissions deviendra
gratuite et une autre sera modérément facturée. Enfin, des
baisses ont été opérées sur les dates de recouvrement
des valeurs et des niveaux maximum ont été fixés.
Les opérations de caisse désormais gratuites
Résultat : quoique minime dans l'absolu, quelques dirhams par mois,
le gain est réel, surtout lorsque l'on peut mieux choisir, en ayant
accès à une liste des tarifs, enfin lisible.
Qu'est-ce qui a changé ? Un certain nombre de services liés
aux opérations de caisse ne vous sera plus facturé. Il s'agit des
opérations basiques et courantes (voir encadré ci-contre).
Une autre catégorie d'opérations est désormais modérément
facturée, mais les tarifs appliqués ne seront pas les mêmes
dans tous les organismes. Et pour cause, le principe général adopté par
les banques a été de réduire le coût de ces services
aux clients, tout en conservant un climat de libre concurrence entre les différents établissements
bancaires.
Les tarifs qui ont baissé concernent, à titre d'exemple, les fameux
frais de tenue de compte. Lesquels frais, et selon une définition émanant
de Bank Al Maghrib, ne doivent en effet couvrir que «les coûts générés
par la tenue du compte du client sur les livres de la banque, le traitement informatique
des opérations y afférentes et le contrôle et la fiabilisation
des soldes de ce compte». Or, il faut dire que jusqu'à récemment
encore, des différences importantes apparaissaient entre les frais de
tenue de compte d'une banque à l'autre.
J+2 pour Rabat également
D'autres services ont fait l'objet de cette baisse. Il s'agit notamment de la
délivrance de l'attestation de solde demandée au guichet, de la
délivrance de tableaux d'échelles d'intérêts demandés
au guichet, du retrait par «chèque guichet» auprès
de l'agence bancaire, du retrait par chèque «client» auprès
d'un autre guichet du même établissement détenteur du compte à débiter,
de l'émission de mises à disposition de fonds, du virement émis
vers les confrères, du virement reçu d'un confrère, de la
délivrance de cartes bancaires
En plus de cela, la réduction des délais de recouvrement des valeurs
se poursuit, avec son extension à Rabat durant ce mois d'octobre, et prochainement
aux autres places. Concrètement, ceci se traduira par la réduction
des délais de recouvrement, conformément aux standards internationaux,
pour atteindre J+2 déjà en vigueur à Casablanca et Rabat
(voir tableau ci-contre pour plus de détails).
L'accès du client à l'information est amélioré
Par ailleurs, et concernant l'amélioration de la relation entre la banque
et son client, de nouvelles mesures ont été prises pour assurer
le maximum de transparence et ce, dans le respect de règles minimales.
Ainsi, l'affichage des conditions bancaires, qui est une obligation légale
et qui a été jusqu'à présent mal respecté,
sera mieux contrôlé.
De plus, il ne s'agit plus de disposer d'un manuel ou d'une affiche
souvent illisible et cachée quelque part dans l'agence. La qualité des
supports utilisés est désormais importante aux yeux de la profession
et de BAM. Ainsi, les conditions de l'ensemble des opérations doivent être
accessibles dans les agences sous forme de dépliants à remettre
aux clients qui le demandent. Ces conditions doivent être également
mises à la disposition de la clientèle sous forme d'affichage électronique
et de mailings.
Par ailleurs, la tarification affichée doit correspondre aux prix maximum.
Elle doit être modulée pour ne pas décourager certaines catégories
de clients de recourir aux services bancaires. En d'autres termes, une
même banque pourra appliquer des frais de tenue de compte différents
en fonction du profil du client, de ses mouvements, de la qualité du risque...,
tout en veillant à ce qu'aucune catégorie de clientèle
ne se sente défavorisée ou lésée.
En outre, les banques sont tenues désormais d'informer la clientèle
concernée, au préalable et par écrit, de toutes modifications
de prix.
La lecture des avis et des relevés de compte adressés à la
clientèle doit être également facile, notamment en transcrivant
intégralement les libellés des opérations ou bien en mettant
en place un code visuel pour faciliter la reconnaissance de la nature des opérations.
Concernant les crédits, le taux effectif global (TEG) doit être
calculé, communiqué, et mentionné dans toute offre de crédit
et tout écrit constatant un contrat de prêt. Quant à la publicité,
les messages véhiculés sur les offres de crédit devront être
sans ambiguïté et de nature à ne pas induire la clientèle
en erreur.
A rappeler, enfin, que si ces nouvelles dispositions sont déjà entrées
en vigueur depuis le 2 octobre 2006, et que les établissements bancaires
appliquent déjà les nouvelles règles à leurs clients
les plus importants, l'application généralisée de ces mesures
au niveau des agences se fera graduellement. En effet, des efforts en matière
de communication interne seront nécessaires avant de pouvoir étendre
l'application de ces nouvelles mesures aux quatre coins du pays.
Une généralisation qui ne devrait pas tarder : la commission en
charge de ce dossier au niveau du GPBM a la responsabilité de l'évaluation
de l'avancement de la mise en place de ces dispositions par les différents établissements,
et des contrôles périodiques de la part de BAM vont être initiés.
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Les opérations gratuites
Toutes les opérations basiques et courantes seront gratuites. Certaines
le sont déjà, mais le nouveau consensus des établissements
de crédit rend la chose encore plus claire dans l'esprit des
clients. Ainsi, les banques ne devraient plus facturer les opérations
d'ouverture de compte, de délivrance de chéquier, d'envoi
mensuel du relevé de compte, de clôture de compte, de versement
en espèces, que ce soit auprès du guichet détenteur du
compte à créditer ou auprès d'un autre guichet du même établissement
sur une autre place. Il en va de même pour le versement sur compte sur
carnet d'épargne, du retrait par chèque client auprès
du guichet détenteur du compte à débiter, du retrait
par chèque guichet auprès du guichet détenteur du compte à débiter
pour les clients ne détenant pas de chéquier ou de carte de
retrait, du retrait sur présentation d'un carnet d'épargne,
du virement de compte à compte au sein de la même banque
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Souhaïl Nhaïli
www.lavieeco.com
2006-10-13
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