Portrait

Younès Tazi, DG de l’Agence marocaine de développement de la logistique

Monsieur logistique du Maroc. Lauréat de l’Ecole Mohammadia d’ingénieurs, il a quasiment fait toute sa carrière au ministère de l’équipement et du transport.

Younès Tazi

Younès Tazi est arrivé, un peu par hasard, dans la fonction publique, mais c’est loin d’être un hasard que cet ingénieur de l’Ecole Mohammadia d’ingénieurs ait été choisi pour diriger l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL).
En effet, durant tout son parcours dans les cabinets ministériels, à l’équipement et à l’agriculture, il s’est fait une solide expérience en travaillant sur des dossiers lourds relatifs à des chantiers structurants, notamment aux côtés d’Abdelaziz Meziane Belfkih, Mohamed Boussaïd et Karim Ghellab.

Younès est né à Fès en 1974. Il est le benjamin d’une famille de trois enfants. Son père possède une épicerie et sa mère est femme au foyer. Pur produit de l’école marocaine, il a suivi ses études supérieures à l’Ecole Mohammadia d’ingénieurs après un Bac sciences maths obtenu en 1992 et ses deux années de prépas. C’est en 1997 qu’il obtient son diplôme d’ingénieur option «environnement» en travaillant sur la pollution à Safi. Juste après, il rencontre Mohamed Boussaïd, à l’époque directeur de cabinet du ministre des travaux publics (février 1995-août 1997), Meziane Belfkih, toujours à l’affût de jeunes ingénieurs pour former une «bonne ossature» dans les différents départements dont il a eu la charge.

Il a fait ses premiers pas dans le cabinet d’Abdelaziz Meziane Belfkih

Younès Tazi pensait qu’il n’allait rester que peu de temps dans la fonction publique. Mal (ou bien) lui en a pris car il ne la quittera plus. Il est happé par le rythme infernal des dossiers. Les journées de travail n’en finissaient plus, même le week-end.
Le reclassement des ouvriers de l’usine de Jerada dont  Meziane Belfkih avait pris l’aspect économique en mains fut l’un des premiers dossiers auxquels il a été associé. Younès Tazi est le co-rédacteur de la commission où siègent des syndicalistes, des parlementaires mais aussi l’Agence du Nord. Mais les événements vont aller vite. Lorsque Meziane Belfkih cumule l’Agriculture et les TP (août 1997-mars 1998), les dossiers continuaient de pleuvoir de plus belle : le développement rural, avec ses corollaires le renforcement de l’infrastructure routière et l’agriculture solidaire. L’équipe s’occupe aussi bien de la mise en place d’un MBA à l’Ecole Hassania des travaux publics que de la restructuration du Crédit Agricole. Il fallait toucher à tout. Le passage par le cabinet fut court, mais intense.

En 1998, après le changement de gouvernement, il suit Mohamed Boussaïd nommé à la tête de la Direction des programmes et des études au ministère de l’équipement. C’est là qu’il commence véritablement à émerger en devenant chef du service des tarifs. Un moment fort car c’est à l’époque qu’on réglementait le prix de l’eau, de l’assainissement au niveau des régies tout en préparant la loi sur la libéralisation et la préparation du partenariat public-privé. Il fallait en débattre et faire les recherches pour s’assurer de ce qui se fait de mieux ailleurs sur différents chapitres.
Younès Tazi n’a jamais été loin des grands projets d’infrastructures lancés à l’époque. Et justement, en 2005, il suivra Mohammed Abdeljalil lorsqu’il est nommé DG de l’ex-Office d’exploitation des ports (ODEP), devenu Marsa Maroc. Le projet de transformation de l’office et d’ouverture à la concurrence de l’activité portuaire est exaltant, mais il n’y reste pas longtemps.

La direction générale de l’AMDL, une mission de taille

Quelques mois plus tard, M. Tazi renoue avec le ministère de l’équipement, précisément à la Direction des programmes et des études dont il deviendra le directeur, après une période d’intérim. Le poste était resté vacant après le départ de Mohamed Boussaïd à la Direction des entreprises publiques et des participations (DEPP). Il aura juste le temps de d’accéler le  programme autoroutier qui allait passer de 40 km par an à une moyenne de 100 km. Il a donc été un proche collaborateur de Karim Ghellab dont le mandat de ministre de l’équipement et des transports sous deux gouvernements différents a été marqué par les dossiers brûlants de la libéralisation du transport maritime, la réforme des transports routiers et, bien entendu, la logistique.

La consécration pour Younès Tazi sera sa nomination en novembre 2012 à la tête de l’AMDL. Une telle institution vient à point nommé dans un pays où le coût de cette charge est de l’ordre de 20% du PIB contre la moitié dans des pays comme Singapour. Et justement, un des objectifs de M. Tazi est de ramener le coût de la logistique à 15% d’ici 5 ans.
Il s’en explique : «A voir une place comme Derb Omar à Casablanca qui doit peser 70 milliards de DH, on comprend l’urgence pour l’Etat de mettre en place une sorte de régulateur pour agir sur l’activité logistique qui grippe toute la chaîne de production et induit un surcoût pour le consommateur ainsi qu’un casse-tête pour l’urbanisme, sans compter les énormes problèmes de circulation». C’est donc une mission de taille qui l’attend. Vu son parcours, il devrait normalement s’en sortir haut la main.

Mohamed El Maâroufi .La Vie éco
www.lavieeco.com

2012-12-17

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