Portrait

Omar Skalli, DG de la Sorec

Un matheux au service des chevaux pur-sang. Titulaire d’un bac sciences maths et lauréat de l’Essec, il a commencé sa carrière professionnelle comme auditeur chez Arthur Andersen à Paris.

Omar Skalli

Avec une solide formation dans une école de commerce de haut niveau et une expérience dans un cabinet d’audit de réputation mondiale, nombreux sont les profils parés pour effectuer un parcours professionnel réussi. Le cas d’Omar Skalli, DG de la Société royale d’encouragement du cheval (Sorec), confirme parfaitement ce constat.

Né à Agadir en 1974, il est le deuxième d’une fratrie de quatre enfants. Il a commencé par ne pas traîner dans les études primaires et secondaires. Très tôt, il se fait remarquer pour ses excellents résultats en maths. C’est d’ailleurs un bac Sciences maths qu’il obtient en 1991 à Rabat. Comme beaucoup de ses camarades, il pouvait suivre une filière d’ingénierie, mais il a plutôt opté pour des prépas aux hautes études commerciales au lycée Descartes. Il s’inscrit par la suite à l’Essec de Paris d’où il sortira diplômé trois ans plus tard.

Il a hâte de commencer sa première expérience professionnelle et c’est le cabinet Arthur Andersen qui lui propose un poste d’auditeur pour un salaire de 17 000 FF (environ 25 000 DH à l’époque). Très vite il va s’imposer. Ses patrons lui confient le poste de chef de mission, alors qu’il avait à peine 25 ans.

Du crédit à la consommation, il est passé sans transition à la filière équine

En quatre ans, il va voir défiler des dossiers de clients comme Alcatel, la SNCF ou la RATP. Mais il aura aussi à suivre les dossiers d’autres clients qui avaient des filiales en Côte-d’Ivoire et au Tchad.
Cette expérience de quatre ans fut très riche. Non seulement elle lui a permis d’affûter ses armes dans des domaines très pointus de la gestion, mais aussi de rembourser le crédit qu’il avait contracté pour financer ses études. Quand il rentre au pays en 2000, les frères Berbache avec qui il avait fait une partie de ses études et qui avaient créé Ucotra consulting, cabinet spécialisé en stratégie, organisation et technologies de l’information, lui proposent de les rejoindre pour leur apporter sa contribution en matière d’organisation financière. Il ne reste pas longtemps dans cette entreprise. En effet, une année plus tard, c’est-à-dire en 2001, il est approché par Salafin, société de crédit à la consommation créée par le groupe BMCE Bank en 1997. Il n’hésite pas un instant car non seulement on lui proposait le poste de directeur de développement et de membre du directoire, mais aussi le challenge d’ancrer rapidement l’entreprise dans cette filière en créant des produits et de s’appuyer sur le réseau de la banque pour élargir sa clientèle. Rapidement, pas moins de huit produits seront sur le marché comme le crédit à l’adresse des fonctionnaires, la LOA «améliorée» et une alliance avec Dar Tawfir qui aboutira à un crédit levier ayant pour garantie des actions en bourse pour les clients qui ont besoin de fonds urgents sans pour autant prendre la décision de vendre leurs valeurs.

Cette troisième expérience professionnelle va prendre fin en 2009 car il est approché par le Cabinet royal pour prendre en charge la Sorec. Il sait qu’il aura fort à faire en matière de préparation et d’organisation des courses, la gestion des paris et l’accueil des clients, mais aussi l’accompagnement des éleveurs de chevaux dans leur activité.

En quatre ans, le cheval est devenu sa passion

En somme, la mission est de taille car non seulement il va revoir la structure et le déploiement des haras (il y en a 5) mais aussi les 54 stations de monte. Et puis c’est bien la Sorec qui a la responsabilité de l’approbation des étalons et l’encadrement des élevages. Elle tient également le registre national de la race et contribue activement à l’organisation des différentes manifestations équestres comme le salon du cheval, à El-Jadida, dont la cinquième édition s’est achevée dimanche 21 octobre.
Bref, à côté des enjeux économiques et de gestion de ce patrimoine qui est le cheval de race, il y a la dimension d’une grosse entreprise qui emploie 600 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel est tout de même de 400 MDH.

Mais les chantiers à venir sont également nombreux. Parmi eux, un nouveau système d’information qui sera mis en place en janvier 2013, la programmation des courses qui sera revue et corrigée pour déterminer les meilleurs chevaux qui seront mieux utilisés dans la reproduction, un programme d’équipement des hippodromes (cela concernera le filmage des courses et les mesures anti-dopage…), le suivi des éleveurs dont le nombre est estimé à 20 000… Pour Omar Skalli, ce chiffre peut paraître surestimé mais, en fait, nombre d’entre eux sont des amateurs et s’adonnent au métier de manière irrégulière.

Bien entendu, il y a le côté un peu capitalistique car un étalon peut coûter entre 100 000 et 200 000 DH, mais la Sorec met à la disposition des professionnels des étalons pour les saillies. Pour une contribution très symbolique, ils peuvent bénéficier de la logistique et de précieux services en conseil et en suivi de leur élevage.
En l’écoutant parler du cheval et de ses objectifs à la tête de la Sorec avec passion, on sent qu’Omar Skalli est bien intégré dans la filière équine avec laquelle il semble avoir signé un long bail.

Mohamed El Maâroufi .La Vie éco
www.lavieeco.com

2012-10-29

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