Les mots de l’année
27 juillet 2018
Nabila Fathi (37 articles)
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Les mots de l’année

Au-delà du malaise ambiant qui est de nature conjoncturelle, quelques mots sont à retenir pour cette année : responsabilité et reddition des comptes, séisme, nouveau modèle de développement, refondation du champ politique avec ses changements d’acteurs et de directions, ses big-bangs internes..

Avec les vacances d’été et la (quasi) rupture économique qu’elles engendrent, une année commence logiquement en septembre et se termine en juin-juillet. En ce mois d’août donc, profitons de l’occasion pour faire le bilan de cette année qui vient de s’écouler en identifiant les mots qui l’ont marquée. Quels seraient-ils en effet ? Au-delà du malaise ambiant, quelques mots sont à retenir : responsabilité et reddition des comptes (principe inscrit d’ailleurs dans la Constitution de 2011), séisme, nouveau modèle de développement, partis politiques dont la majorité écrasante est sur la sellette, refondation du champ politique avec ses changements d’acteurs et de directions, ses big-bangs internes et le cap 2021 qui pointe déjà son nez. Citons également le développement social qui nécessite une vraie stratégie d’inclusion et la naissance d’une opinion publique qui a désormais son mot à dire. Elle exprime ses avis, présente ses doléances et impose de fait à tous les acteurs politiques et aux responsables gouvernementaux d’en tenir compte et, plus encore, de lui rendre des comptes. Ces responsables le savent. Ils font depuis quelque temps beaucoup plus attention que par le passé à leur communication et à leurs actes. Sa défiance de la classe politique étant grandissante, l’opinion publique a pris conscience du pouvoir dont elle dispose et s’appuie sur les réseaux sociaux comme canal de communication et d’échange privilégié.
Au-delà de leur impact immédiat, ces changements importants auront un impact sur l’avenir: il y aura un avant et un après 2017-2018. Et parions que les mots cités plus haut seront d’actualité à la rentrée de septembre et pour les prochaines années. L’avenir nous donnera raison… ou pas.