Service militaire obligatoire : le projet de loi prendra le temps qu’il faut
31 août 2018
Tahar Abou El Farah (976 articles)
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Service militaire obligatoire : le projet de loi prendra le temps qu’il faut

En l’absence d’informations officielles, depuis le 20 août dernier, le sujet continue de susciter l’intérêt général, particulièrement dans les médias et sur les réseaux sociaux.

En effet, depuis le communiqué du cabinet royal concernant au conseil des ministres du 20 août, on n’a plus évoqué le projet de loi 44.18 relatif à la réinstauration du service militaire. Le texte n’a toujours pas été publié sur le site du SGG ni sur celui du Parlement. Les Parlementaire sont d’ailleurs toujours en vacances, en attendant l’ouverture de l’année législative, le 12 octobre. Ce silence radio a ouvert la porte à la prolifération des « fake news » sur les réseaux sociaux allant même jusqu’à publier des images des avis de convocation, grossièrement confectionnées, qui aurait été adressés aux intéressés. Et ce, sans même attendre l’adoption de cette loi et la publication des décrets d’applications y afférents. Plus encore, des groupes qui se présentent comme « anti-service militaire obligatoire » sont en train d’être constitués sur facebook pour « s’opposer à quelque chose qui n’a même pas d’existence légale », commente un analyste politique.

Bref, selon les rumeurs galvaudées sur le web, le gouvernement serait actuellement à pied d’œuvre pour accélérer l’adoption de ce texte « en trois jours et dès la première semaine du mois de septembre ». Pourquoi donc toute cette urgence ? « Le but étant qu’il entre en vigueur au plus tard au début de l’année prochaine », argue-t-on. Admettons que c soit le cas, nous explique un politologue, s’agissant d’un texte relatif au FAR, il aurait pu être promulgué, dans le cadre des attributions dévolues au Roi par la Constitution en ce domaine. De même, s’il avait le caractère aussi urgent, comme on le prétend, il aurait pu être adopté par le gouvernement sous forme de décret-loi, quitte à ce que les parlementaires y reviennent pour en débattre et éventuellement l’enrichir par leur amendement avant de l’adopter. C’est un texte, assure-t-on, qui suit son cours normal.