Cultures et entrepreneuriat au coeur du Festival Al Haouz
5 mai 2018
Fadwa Misk (373 articles)
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Cultures et entrepreneuriat au coeur du Festival Al Haouz

La 5e édition du Festival Al Haouz invoque les liens entre la culture et l’entreprise, dans sa session de printemps, du 3 au 7 mai, à Tahanaout, Aghmat et Tamesloht. Conférences, expositions et ateliers créatifs divers sont prévus à cette occasion.

De retour pour une 5e édition, le Festival Al Haouz se scinde cette année en deux rendez-vous: une session de printemps, consacrée aux conférences, tables rondes, expositions et ateliers créatifs, du 3 au 7 mai, à Tahnaout, Aghmat et Tamesloht ; et une session d’été, du 7 au 10 juillet, dédiée à la musique, au cinéma, aux arts vivants et à la tbourida, à Tahnaout, Aghmat, Tamesloht, Amizmiz, Imlil et Oukaïmden. La 5e édition s’articule autour du thème «Cultures et entrepreneuriat».

Pourquoi l’entrepreneuriat ?

«La culture est la solution!», nous disait l’artiste peintre et directeur du Festival Al Haouz, Mohamed Mourabiti. En juillet dernier, tout en finesse, la quatrième édition du Festival Al Haouz a su mettre en valeur la pluralité et la richesse du patrimoine immatériel local. Grâce à un programme costaud de rencontres, d’événements divers et de festivités, la précédente édition de ce jeune festival a levé le voile sur les potentialités infinies de la région, tant au niveau associatif que touristique, en mettant l’accent sur le patrimoine culturel et le savoir artisanal. Des intellectuels et des artistes de renom ont pris part aux échanges et festivités, célébrant avec les habitants du Haouz la naissance d’un rendez-vous privilégié.
En outre, locaux et visiteurs ont pu constater la dynamique induite par l’événement et ses retombées positives sur la région. «La jeunesse a besoin de formation professionnelle adéquate pour créer un service de niveau à même d’encourager d’autres initiatives à s’implanter dans la région», nous disait Mourabiti. Cette année, le festival se veut plus pratique et efficace. Il s’active du 3 au 7 avril à expliciter les liens possibles entre les différentes disciplines culturelles et l’entrepreneuriat, avec pour objectif d’encourager la jeunesse à se saisir de la culture et du patrimoine comme outil de développement économique.

Demandez le programme !

Cette cinquième édition sera donc une plateforme de transmission et d’échange entre artistes, intellectuels, jeunes entrepreneurs, chefs d’entreprises, agriculteurs, artisans, croisant les disciplines art, sciences et techniques au profit des jeunes du Haouz.
Durant cinq jours, les trois lieux du festival accueilleront intellectuels et acteurs économiques importants pour lancer des pistes de réflexion sur le développement de la région par le biais de la culture et, pourquoi pas, proposer des initiatives tangibles, à l’image de la conférence sur l’art et l’entreprise animée par Moulim El Aroussi, philosophe, historien et commissaire, avec l’artiste peintre Lahbib M’Seffer, le crtique d’art et historien Benyounès Amirouche, l’écrivain Abderahmane Ben Hamza et le photographe Jaâfar Akil…
L’association JamSalam, sous la houlette de Mouna Kadiri, réunit les deux grands entrepreneurs à succès, Amadou Diaw, président du Forum de Saint-Louis et fondateur du groupe d’écoles privées ISM (Sénégal) et Thami Ghorfi, président du groupe ESCA, Ecole de Management(Maroc), pour porter le débat sur l’entreprise et la valeur des cultures.
A propos de mécénat artistique, Ghany Belmaachi, artiste/chercheur et docteur en esthétique, science et technologie des arts, discutera avec Rory Parnell, directrice de The Mahler Fine Art à Raleigh, en Caroline du Nord, USA.
Une table ronde sur la sauvegarde du patrimoine médiéval d’Aghmat réunira Brahim Alaoui, historien d’art et commissaire d’exposition, Zakya Daouad, écrivain et historienne, Hamid Triki, historien et Abdallah Fili, professeur d’archéologie islamique à l’Université d’El Jadida.
D’autres rencontres et conférences réuniront des noms comme le cinéaste Saad Khiari, l’artiste peintre Bachir Amal, le chercheur Mohamed Elmalih Abou Targi, avec des projections de documentaires de l’historien et homme politique David Assouline. Un vernissage collectif issu d’une résidence Al Maqam réunit les artistes marocains : Amine Elgotaib, Amina Benbouchta, Mounia Touiss, et américains : Ghany Belmaachi, Rory Parnell, Luke Buchanan, Thomas Sayre, Kathleen Rieder, Susan Woodson.
Le festival mettra en valeur les marchés paysans, mettant en contact les consommateurs avec les petits producteurs, ainsi que les techniques de conservation gastronomiques par le chef Moha. Les artisans de la région auront également une place de choix dans le programme du festival.