3 juin 2005
Lavieeco (25422 articles)
Partager

Réussir ses premières présentations

Cible, objectif, termes appropriés, supports de communication… Il est important de préparer tous ces éléments pour réussir une présentation.
Une présentation peu soignée risque de réduire l’intérêt du contenu.
Il faut rester naturel et user de termes simples sans oublier le zeste d’humour qui détendra l’atmosphère.

En entreprise, tout manager passe une bonne partie de son temps à faire des présentations. Il est appelé à présenter les résultats de l’entreprise, à communiquer sur les aspects stratégiques, les objectifs, la vision, les éventuels problèmes et dysfonctionnements, les nouveaux projets, les plans d’action… Autant d’occasions de faire preuve (ou non !) de son talent d’orateur. Un talent qui peut s’acquérir, d’ailleurs. Quelques conseils pour réussir des présentations managériales efficaces.
Préparer sa communication, c’est aussi passer en revue les points suivants :

Quelle est la cible ?

Il s’agit en fait de bien connaître les besoins de l’auditoire en termes d’information (qu’a-t-il besoin de savoir ? Et que n’a-t-il pas besoin de savoir ?). Bien connaître sa cible, son profil, permet également d’anticiper les questions de l’auditoire, ses éventuelles réticences…

Quel objectif en termes de communication ?

C’est un classique du genre : un bon communicateur a un objectif et il ne le perd jamais de vue. Alors, à moins que l’on ait envie de faire une présentation uniquement pour démontrer ses talents d’orateur, ce qui peut être légitime par ailleurs, il serait opportun pour toute personne appelée à faire des présentations de réfléchir d’abord en termes d’objectif de communication. Il s’agit, en effet, de répondre aux questions suivantes : quel est le but recherché à travers une présentation ? S’agit-il d’informer, de convaincre, d’influencer, d’inciter à une action, de faire adhérer ou, peut-être même, de déstabiliser ? L’objectif détermine largement le contenu du message.

Prévoir le matériel nécessaire

Inutile d’attendre la dernière minute pour chercher un data show, un paper bord, des feutres, une fiche multiprises… Autant régler tout cela à l’avance. Un petit matériel vous manque et la présentation risque d’être ratée. Il vaut donc mieux être présent sur les lieux suffisamment à l’avance pour vérifier le fonctionnement du matériel utilisé pendant la présentation et éviter les mauvaises surprises de dernière minute.

Utiliser un support visuel

On a beau être un excellent orateur, il ne faut pas perdre de vue que le plus gros de l’apprentissage se fait par la mémoire visuelle. Celle-ci est meilleure, et de loin, que la mémoire auditive. Le support visuel est aussi important pour l’orateur. Il lui permet d’avoir des repères, d’éviter les risques d’oubli ou de se pencher sur une documentation.
Il est important de veiller également à la qualité de la présentation du support (mise en page, choix des caractères…). Inutile de rappeler que la forme est tout aussi importante que le fond. Une présentation peu soignée risque de handicaper le contenu. Il est également déconseillé d’éviter les transparents trop chargés. Ils doivent de préférence être réalisés dans un style aéré.
Les fautes d’orthographe sont à éviter absolument. On peut les éviter en faisant relire ses transparents. Il n’y a rien de tel qu’un regard neuf pour déceler les éventuelles coquilles.

Gérer le temps de l‘intervention

Le temps de parole n’est pas fonction de tout ce que l’on a envie de dire. Il est limité par la disponibilité de l’auditoire, celle de l’orateur, par les contraintes liées à l’organisation…
A mal gérer son temps, on risque de s’attarder sur un point et de devoir passer assez rapidement sur d’autres aspects tout aussi importants ou d’écourter une conclusion… On doit signaler qu’il est tout aussi pénalisant de finir sa présentation avant le temps imparti.

Affronter le trac

Si cela peut rassurer, rappelons que même les artistes les plus célèbres et les plus chevronnés ressentent cette fameuse angoisse (Jacques Brel, qui paraissait si à l’aise sur scène, avait un tel trac qu’il vomissait quasi systématiquement avant chaque spectacle). Il est difficile de ne pas avoir le trac, surtout lors des premières prises de parole en public. Il est par contre important de le maîtriser et de faire en sorte que l’auditoire ne s’en aperçoive pas.
On ressent le trac surtout au début de la présentation. Il ne dure donc pas longtemps. Une fois qu’on est dans le feu de l’action, il disparaît. Une méthode pour le maîtriser : bien s’oxygéner le cerveau en respirant profondément une dizaine de fois.

Attitude générale à adopter

Il n’y a pas mieux que d’être soi-même. Inutile de jouer à ce qu’on n’est pas ou à ce qu’on aimerait être. D’autre part, en matière de communication, le verbal et le non verbal sont parfaitement complémentaires. Il est nécessaire de sourire même si le trac nous met en état de crispation. Il est également conseillé de se déplacer (si l’espace le permet, bien sûr), cela confère plus de dynamisme à la présentation. Usez de la gestuelle, celle-ci appuiera davantage le contenu de l’intervention.
Non verbal encore : le regard. Il est le reflet de ce qu’on est, de ce qu’on ressent… On a beau être timide, il faut éviter de fixer constamment le sol ou le plafond ou un objet quelconque. Cela donne l’impression que l’on veut fuir son auditoire. Eviter également de regarder les mêmes personnes, le reste de l’auditoire le ressentira comme une marginalisation.
Non verbal toujours : les mains. Il est bon d’alterner ses mouvements de main. Il faut par contre éviter les mains dans les poches ou sur les hanches (trop décontracté), les mains derrière le dos (pour ne pas faire dans le style écolier), un frottement des mains régulier qui traduirait un excès de nervosité.
Ne pointez pas un participant du doigt, ce serait perçu comme une attitude agressive.

La voix

Parler en public requiert de parler avec une voix plus forte que pour une conversation habituelle. Il est important de conserver pendant toute l’intervention un ton de voix plus fort que la normale pour être entendu par toute la salle. Un ton fort confère du dynamisme à l’intervention. Un ton de voix monotone est vivement déconseillé, la présentation risquerait de devenir impersonnelle. Il est ainsi préférable d’user de variations du ton de la voix.

Un zeste d’humour

C’est surtout recommandé au début de la présentation. L’humour permet de détendre l’atmosphère, de se faire accepter par l’auditoire et de donner envie à l’auditoire de vous écouter. Il est même possible d’introduire dans sa présentation des caricatures en guise d’illustration pour certains aspects de l’intervention.