Recadrer un collaborateur : Avis de Mohamed Berhili, DG de Hapimag Palmeraie Marrakech
2 mai 2018
Brahim Habriche (1944 articles)
Partager

Recadrer un collaborateur : Avis de Mohamed Berhili, DG de Hapimag Palmeraie Marrakech

Mohamed Berhili : « Nous privilégions la communication pour éviter les quiproquos ».

Il m’arrive de faire des mises au point avec certains de mes collaborateurs. Ceci dit, je privilégie avant tout la communication et l’information.
Par exemple, au niveau des recrutements, nous expliquons souvent les règles de fonctionnement au sein de notre établissement en rappelant le règlement intérieur. Nous avons également une charte de bonne conduite par exemple qui rappelle des règles élémentaires comme le fait de ne pas déranger la clientèle, de mettre des tenues extravagantes, de négliger son hygiène personnelle…De même que nous avons élaboré un pacte de sourire. Il s’agit d’une initiative où nous rappelons qu’il faut toujours garder le sourire et ne jamais se comporter de manière malsaine.

Recadrer quelqu’un peut être nécessaire dans des cas très différents, donc la réponse en termes de recadrage et la manière de le faire dépendront de la cause qui justifie ce besoin. On peut avoir besoin de «recadrer» quelqu’un lorsqu’il ne fait pas bien son boulot, il est particulièrement susceptible, colérique, négatif, etc. Ce qui inévitablement envenime l’ambiance au sein d’un service ou d’une équipe. Autant de situations qui exigent des façons de «recadrage» appropriées. Mais la consigne générale est d’en discuter en tête-à-tête, de faire prendre conscience des conséquences de ce type de comportements sur le climat de l’équipe et de se focaliser sur les solutions à trouver à de tels comportements.
Parfois, la situation peut imposer une réaction immédiate, parce que l’équipe a été témoin du dérapage d’un collaborateur et qu’il faut marquer les esprits. Tout est question de timing.

Mais, en général, l’intervention ne doit pas avoir lieu à chaud sous le coup de l’émotion. Il est préférable de passer par un entretien, plus ou moins formel, en prenant en compte ce à quoi le collaborateur est sensible et à quel moment il est le plus réceptif. Pendant l’entretien, le manager doit se concentrer sur le problème, sachant que le recadrage doit porter sur des faits définis et vérifiés.
En fin de compte, je pense que pour éviter tout débordement, il est plus que nécessaire d’apporter autant que possible de la cohérence aux missions des collaborateurs. Il faut aussi de l’écoute. Plus que par le passé, prendre le temps de connaître les aspirations des collaborateurs et de faire en sorte de mieux les écouter permet à ces derniers de s’investir de manière évidente.