Embauche : bien se préparer à la question sur les prétentions salariales
17 janvier 2018
Brahim Habriche (1949 articles)
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Embauche : bien se préparer à la question sur les prétentions salariales

Parcours académique, état du marché, intérêt du poste…, plusieurs critères peuvent rentrer en compte pour déterminer ses prétentions. Pour les expérimentés, le vécu professionnel va prendre le dessus dans la rémunération.

Comment estimer ses prétentions avec justesse ? Comment évaluer son expérience et ses compétences ? Comment ne pas se faire piéger entre le brut et le net ? Les candidats à l’embauche doivent toujours se préparer rigoureusement, surtout les jeunes qui débarquent sur le marché de l’emploi et qui ont une vague idée sur les pratiques salariales. Une maladresse courante est que la plupart d’entre-eux se sous-estiment ou surestiment leur niveau, d’où des risques d’être moins bien payé ou de ne pas être embauché. On doit ainsi retenir que plusieurs critères entrent en compte pour estimer sa propre valeur.

Pour les juniors, le parcours académique reste le principal critère que retiennent les recruteurs. Ainsi, les lauréats des grandes écoles d’ingénieurs et de commerce étrangères arrivent en tête, suivis de ceux des grandes écoles d’ingénieurs locales juste après ceux des écoles de commerce et les universitaires. Les prétentions des premiers sont souvent nettement plus élevées que celles des autres.

Cette hiérarchisation des salaires est plus vraie pour les jeunes lauréats et le sera beaucoup moins pour les expérimentés puisque très rapidement le vécu professionnel va prendre le dessus dans la rémunération.

«Certains candidats peuvent notamment avancer leur implication dans des projets importants effectués lors des stages ou encore dans le cadre associatif. Cela peut renforcer leur valeur sur le marché», comme le note Essaid Bellal, DG du cabinet Diorh.

Par contre, les expérimentés feront avancer comme argument leur savoir-faire dans un domaine compatible avec l’activité de l’entreprise choisie, savoir-faire à monnayer bien entendu, en plus de l’intérêt du poste.

Les recruteurs ont l’habitude de parler de rémunération annuelle brute

Dans tous les cas, les entreprises structurées disposent généralement de grilles salariales. Dans ce type d’entreprise l’évolution se fera au mérite pour des personnes disposant d’un bon potentiel.

Toujours est-il qu’il est recommandé de toujours laisser le recruteur aborder la question du salaire. Le candidat peut obtenir un montant plus élevé que celui dont il a rêvé s’il fait preuve de patience au moment de l’entretien.

Les recruteurs ont aussi l’habitude de parler en rémunération annuelle brute.

Dans ces cas, vaut mieux négocier le net et ensuite demander des informations sur la composition du salaire. Cela permet d’éviter des surprises quand on reçoit sa première fiche de paie.

Car il est possible que la base de calcul de la retraite ne soit pas très importante. Quand l’écart entre le brut et le net est important cela veut signifier que les cotisations sociales sont importantes. Le plus important pour l’employeur c’est d’optimiser sa dépense globale.