Cadre et enseignant : Avis de Yassine Serhani, Président de l’Association marocaine de la communauté achats (AMCA)
23 février 2018
Brahim Habriche (1945 articles)
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Cadre et enseignant : Avis de Yassine Serhani, Président de l’Association marocaine de la communauté achats (AMCA)

l’enseignement oblige les formateurs à tenir leur savoir à jour, surtout dans un monde où les mutations sont de plus en plus rapides et de plus en plus profondes. A titre d’exemple, lorsque je faisais mes études; le marketing mix etait composé de quatre politiques, les «4p», avec internet on parle aujourd’hui du e.marketing.

J’ai découvert ma passion pour l’enseignement lorsque j’ai été sélectionné -au sein de l’entreprise où je travaillais en 2004- en tant que formateur interne. Après avoir suivi un cursus de formation de formateurs, j’ai été appelé à former les nouvelles recrues au sein de l’entreprise. Ces derniers devaient passer un test à la fin du séminaire de formation qui durait deux jours pour chaque groupe…. J’ai compris par la suite que j’étais doué pour l’enseignement, car mes promotions réalisaient les meilleurs scores aux tests, de même que j’avais le meilleur taux de satisfaction de la part des bénéficiaires de la formation.
En plus de l’échange avec les personnes formées qui se veut très riche et intéressant, je pourrais dire que l’enseignement oblige les formateurs à tenir leur savoir à jour, surtout dans un monde où les mutations sont de plus en plus rapides et de plus en plus profondes.

A titre d’exemple, lorsque je faisais mes études en marketing, le marketing mix était composé de quatre politiques «4 P» qui sont les politiques du produit, prix, communication et distribution. Par la suite, on est passé aux 5P et aux 7P. Et avec Internet, on commence à parler du e-marketing. Avec l’apparition des smartphones on parle de m-marketing. Il faut dire que les enseignants qui travaillent en même temps en entreprise sont plus à jour des savoirs, connaissances, techniques et s’affichent généralement comme force de proposition au sein des entreprises où ils travaillent, vu qu’ils ont une certaine maîtrise des nouveautés qu’ils enseignent.

Je peux ajouter que l’enseignement m’a permis de dénicher de bons profils juniors. En général, c’était des recrutements mieux ciblés et réussis.

Enfin, en travaillant avec les étudiants stagiaires sur leurs projets de fin d’étude, je suis mieux informé de la situation des entreprises marocaines et de leur état de maturité vis-à-vis de la discipline enseignée, ce qui me permet d’avoir une vision d’ensemble et, surtout, d’avoir des solutions adaptées (via benchmark) aux différentes problématiques rencontrées dans l’entreprise où je travaille.
J’ai commencé la formation en tant que formateur vacataire en cycle de formation continue depuis 2006-2007 dans le domaine de la logistique (nouvelle discipline à l’époque). J’ai ensuite enseigné d’autres disciplines comme la gestion de projet, les achats et le e-commerce.

Bien entendu, la formation peut revêtir plusieurs formes comme l’animation des séances d’orientation et des conférences débats. De plus, je supervise des projets de fin d’étude et des projets tutorés.
En ce qui concerne mon organisation personnelle, j’interviens généralement le week-end (samedi) pour un volume horaire mensuel limité de 4h à 8h par mois.
Le plus important est de rester «connecté» au domaine de la formation car toute la priorité est pour le travail en entreprise, surtout lorsqu’on a un poste de responsabilité.