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Avantages en nature : ce que vous pouvez demander à votre employeur

Hormis les classiques comme la voiture de fonction et le téléphone, certains avantages commencent à s'installer comme la connexion ADSL à domicile et les massages au bureau.
Les avantages en nature, à condition de bien les choisir, constituent un levier pour fidéliser les salariés.
La rémunération nette ne doit pas être trop gonflée par les avantages en nature !

Avantages en nature : ce que vous pouvez demander à votre employeur

Voiture de fonction, logement, téléphone portable, notes de frais, une retraite complémentaire..., les avantages en nature prennent de plus en plus de place dans la rémunération des cadres. Objectif, les fidéliser sans alourdir les charges fiscales. «Ces avantages permettent d’améliorer les performances des salariés, de montrer qu’ils sont des collaborateurs importants et de transmettre aux clients une image valorisante de l’entreprise», souligne Hassan Chraïbi, consultant associé à Ingéa Conseil. Et de continuer : «Pour un cadre, c’est une forme de reconnaissance d’un statut particulier au sein de l’entreprise».
Toujours est-il que le sujet est encore tabou dans bon nombre d’entreprises. La première cause est que pendant longtemps ce genre de privilège était réservé à une élite de cadres, parfois dans l’inégalité, et donnait lieu à quelques abus. «Imaginez une entreprise qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 5 MDH et qui se permet de s’acheter une voiture de fonction d’une valeur qui avoisine un million de DH. Cela frôle parfois le ridicule», explique un consultant.
De même, ces avantages ont été et sont encore pour certaines entreprises une affaire de cooptation, surtout dans  les entreprises familiales, grandes ou petites. Les proches du patron ou les plus dociles ont plus de chance d’être servis. Le «fait du prince» est patent dans ces organisations, même si on y revendique toujours la pratique d’une gestion moderne.

La connexion ADSL, une nouvelle tendance des entreprises
Heureusement que la situation n’est pas totalement figée. «Aujourd’hui, la loi sur la société anonyme a changé beaucoup de pratiques. Par exemple, la validation de ces avantages se fait aujourd’hui lors des tenues des conseils de surveillance, et, donc, ils sont soumis au contrôle. De même que l’accès aux avantages en nature s’est aujourd’hui démocratisé et généralisé à l’ensemble des collaborateurs», constate Hassan Chraïbi.
Dans le détail, on remarque que la voiture de fonction reste le must. Mais l’on ne doit pas perdre de vue qu’elle reste liée à la fonction (cas d’une voiture de fonction) et à la nature du travail effectué (voiture de service). Dans le premier cas, cet avantage est accordé à partir d’un certain niveau hiérarchique. Dans beaucoup de sociétés, il ne profite qu’au DG et autres cadres opérationnels. Dans le second cas, la voiture est vue comme un outil de travail. Elle n’est utilisée que pour les déplacements professionnels et doit être ramenée à la fin de la journée de travail ou de la mission. Certains employeurs tolèrent néanmoins son utilisation pour les trajets domicile/travail.
Autre avantage en vogue, la connexion ADSL à domicile. «Cet avantage est donné surtout aux cadres qui opèrent dans les SSII. C’est un réel outil de valorisation et un avantage apprécié des bénéficiaires», précise M. Chraïbi.
La liste des avantages n’est pas exhaustive. L’offre peut être à la carte, mais certaines commodités sont plus cotées que d’autres. Il est toujours possible de négocier, entre autres, le prêt à taux bonifié, les tickets restaurant, l’inscription dans des clubs de sport et les forfaits téléphoniques. Les forfaits pour les frais de déplacement peuvent aussi rapporter gros, dès lors qu’il n’y a pas d’abus. N’oubliez pas non plus la retraite complémentaire. Outre les affiliations classiques (CNSS, CIMR), les compagnies d’assurance offrent des produits permettant d’augmenter la rente.
Enfin, pour ceux qui sont appelés à voyager fréquemment par avion, le système des miles offre aujourd’hui d’excellentes opportunités. Ce système permet au client de cumuler des points au fur et à mesure de ses voyages pour bénéficier de billets gratuits. Presque toutes les compagnies installées sur la place offrent ces possibilités.

Le fisc surveille soigneusement les compléments de salaire
La plupart des entreprises se limitent à ces avantages cités ci-dessus. Cela dit, il existe d’autres pratiques novatrices qui se développent peu à peu, comme les massages au bureau, les séances de sophrologie ou encore les divers services de conciergerie (plomberie, pressing, mécanique...). Une entreprise spécialisée, dénommée justement la Conciergerie, vient d’investir cette activité de service.
Pratiques avant-gardistes ou phénomène de mode ? Trop tôt pour le dire. Ceci dit, chaque entreprise doit procéder en fonction du profil de ses cadres. Ainsi, le choix du type d’avantage se fera notamment en fonction du statut dans la société, le niveau de responsabilité, du secteur d’activité dans lequel ils évoluent... Bien évidemment, l’entreprise a tout intérêt à aborder les avantages en nature comme un élément à la carte. Elle peut, par exemple, consacrer un budget de base pour les avantages en nature classiques et attribuer le reste à des avantages plus originaux, laissés aux choix des collaborateurs.
Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que le fisc, lui, surveille soigneusement ces pratiques. Certains avantages sont considérés comme des compléments de salaire et donc soumis à l’imposition. C’est le cas de la voiture de fonction ou des frais de représentation, quand le montant dépasse un certain niveau. En revanche, d’autres avantages comme la possibilité de bénéficier d’une résidence secondaire pour les congés, les colonies de vacances ainsi que l’adhésion aux clubs de sport appartenant à la société échappent à toute taxation. Ces éléments ne sont pas imposables parce que, d’une part, le salarié verse une cotisation annuelle, et, d’autre part, ce sont des éléments qui relèvent davantage des œuvres sociales.
Autres avantages non imposés: tout ce qui relève de la formation (frais d’études, stages, séminaires...). Cette exonération s’explique dans la mesure où elle permet au salarié de se recycler.
Toutefois, il faut veiller à ce que le salaire et les avantages soient bien dissociés. Une rémunération «gonflée» avec des avantages en nature peut souvent masquer un salaire dont le montant est inférieur aux pratiques du marché. De plus, si jamais un jour votre employeur consent à améliorer la dernière ligne de votre fiche de paie, en l’occurence le net, le calcul se fera uniquement sur la base de la partie réelle.

brahim habriche
www.lavieeco.com

2009-02-06

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