Edito

Evaluons nos politiques !

Le seul moyen pour un Etat facilitateur d'agir sur l'économie réelle c'est à travers des politiques publiques qui doivent être efficaces mais surtout pilotées avec rigueur et évaluées constamment.

Plus que jamais la notion de politiques publiques prend tout son sens. Depuis longtemps, au Maroc et à l’instar de la mouvance mondiale, l’Etat providence, actionnaire, employeur, a cédé la place à l’Etat facilitateur et régulateur. Et c’est à travers ses missions régaliennes et ses politiques publiques qu’il peut remplir ce nouveau rôle. L’Etat, en investissant en masse dans les grands chantiers structurants, en mettant en place des programmes sectoriels ou en actionnant aussi la fiscalité et la législation, agit directement sur l’économie réelle. C’est en tout cas ce qui devrait se passer en théorie.

Ces dernières années, certaines stratégies sectorielles, comme celles de l’offshoring, de l’aéronautique, de l’automobile ou encore le Plan Maroc Vert, ont commencé à donner des résultats tangibles et mesurables : le chiffre d’affaires généré chez les entreprises et les opérateurs de manière générale, les points de PIB gagnés, les nouveaux emplois créés et autres indicateurs sont quantifiés avec précision.

Ce n’est malheureusement pas le cas partout. La preuve : malgré la multitude d’accords de libre-échange signés par le Maroc, malgré la mise en œuvre, depuis plus de quatre ans, d’une stratégie qui devait booster nos exportations, notre balance commerciale et celle des paiements n’arrêtent pas de se détériorer mois après mois en affichant des niveaux de déficit alarmants (Voir article : Le déficit extérieur s’envole à 11,4% du PIB) . Pourtant sur papier, ces accords étaient censés ouvrir aux entreprises marocaines de grands marchés, des gisements d’affaires considérables. L’administration a-t-elle pris la peine d’évaluer de manière cyclique ces accords ou cette stratégie Maroc Export Plus ? Théoriquement, si ce travail a été fait, on aurait dû prendre depuis longtemps des mesures rectificatives et on n’en serait pas aujourd’hui à constater avec impuissance la dégringolade. Il est trop facile d’imputer, comme nous le faisons constamment, une telle situation à la flambée des cours mondiaux des produits importés. Si nous voulons être véritablement performants à l’export, nos entreprises doivent retrouver l’esprit de conquérants et faire constamment de la veille concurrentielle. Quant à l’Etat, il doit faire en sorte que les politiques publiques en la matière tiennent compte des réalités mondiales changeantes et surtout qu’elles soient rigoureusement pilotées et évaluées.

Saâd Benmansour. La Vie éco
www.lavieeco.com

2012-10-08

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