Bà¢timent : les sociétés du secteur s’en sortent plutôt bien
8 octobre 2014
Ibtissam Benchanna (775 articles)
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Bà¢timent : les sociétés du secteur s’en sortent plutôt bien

Les sociétés du secteur des bà¢timents et matériaux de construction s’en sortent plutôt bien en dépit de la poursuite du ralentissement de la demande nationale du ciment.

Les sociétés du secteur des bâtiments et matériaux de construction s’en sortent plutôt bien en dépit de la poursuite du ralentissement de la demande nationale du ciment couplé au fléchissement de l’activité du secteur du BTP. En effet, le chiffre d’affaires sectoriel a marqué le pas durant le semestre écoulé pour se situer à 9,3 milliards de DH (+1%) au moment où les bénéfices ont progressé de 4,8%, totalisant ainsi 1,6 milliard de DH.
Pour les cimenteries, la baisse de 4,4% des ventes nationales à fin juin a amputé le bénéfice de Lafarge de 6%, à 708,3 MDH, et celui de Ciments de Maroc de 7%, à 449,4 MDH. Par contre, Holcim ne semble pas affecté par cette conjoncture puisque son bénéfice s’est accru de 41,3% à 324,3 MDH.

Le sidérurgiste Sonasid, lui, a enregistré un bénéfice net en nette progression. Il a atteint 109,3 MDH, en hausse de 144,5% pour des revenus en retrait de 1,5% à 2,5 milliards de DH. C’est grâce surtout à son résultat d’exploitation qui s’est amélioré de 41,6% à 163 MDH suite à la maîtrise des coûts que le sidérurgiste a réalisé cette performance car, sur le plan national, le secteur de la construction s’est essoufflé, constat confirmé par le retrait de 6% de la consommation du rond à béton. En parallèle, la société a subi une forte pression sur les prix au niveau international. Par ailleurs, Afric Industrie et Jet Alu ont vu leur résultat net diminuer de 4,4% et 22,8% respectivement pour atteindre 4,3 MDH et 25,8 MDH respectivement. La première en raison de la stagnation du résultat d’exploitation à 5,3 MDH, malgré la hausse du chiffre d’affaires de 4,4% consécutivement au bon comportement des ventes de l’activité «abrasifs». Quant à Jet Alu, elle a fait les frais aussi bien de ses filiales en démarrage d’activité que du résultat financier qui a porté son déficit à 8,7 MDH contre 2,6 MDH une année auparavant en raison du programme d’investissement entamé à fin 2013.