Economie

Tourisme : les investisseurs plaident pour une révision du modèle de développement

Des investissements ont été décidés dans l'euphorie, sans études pointues de la rentabilité. La taille des fonds d'investissement ne permet pas de sécuriser totalement les projets. Le Maroc devrait prospecter de nouveaux marchés et montrer plus de réactivité face aux changements conjoncturels.

Tourisme maroc Investisseurs.

Dans un contexte économique difficile, l’Association nationale des investisseurs touristiques (ANIT) a fait un choix judicieux en organisant, mardi 18 décembre, une conférence sur le thème «Investissements touristiques, pause ou accélération ?». Il fallait en effet réunir financiers, aménageurs développeurs, experts et décideurs publics pour faire l’état des lieux et réfléchir sur la marche à suivre, sachant que depuis le déclenchement de la crise financière internationale en 2008, la visibilité est fortement réduite ou même nulle.

Au sortir des débats, l’assistance est restée sur sa faim, malgré la qualité des intervenants que le modérateur ne laissait jamais aller au fonds de leur raisonnement. Néanmoins, en mettant bout à bout les idées intéressantes qui ont été émises par les uns et les autres, l’impression est qu’en dépit de la crise qui s’est traduite au Maroc par un sérieux ralentissement des investissements touristiques, il y a lieu de rester optimiste.


Le partenariat public/privé est à repenser

Il a été rappelé que le secteur du tourisme a un très grand potentiel de développement qu’il s’agit de recentrer en tirant la leçon des erreurs du passé et en adoptant une meilleure planification des projets de développement grâce à un partenariat public/privé plus efficient et plus transparent. Il en est ainsi du Plan Azur qui, après l’euphorie des années 2000, n’a pas su s’adapter au retournement de conjoncture qui s’est manifesté, entre autres, par une dégradation des conditions financières pour les investisseurs dont beaucoup se sont lancés dans la construction d’hôtels dans des zones ciblées sans s’assurer scrupuleusement de la rentabilité. D’où des défaillances constatées ici et là. Pour prévenir de telles déconvenues, la piste ouverte est d’œuvrer pour le regroupement des fonds d’investissements de sorte à ce qu’ils aient une plus grande force de frappe.

Au niveau du partenariat public/privé, il va falloir aussi clarifier les rôles de chaque partie. Le public qui a déjà consenti beaucoup d’efforts pour la réussite de la stratégie touristique nationale doit de se recentrer sur sa mission d’encadrement et de promotion de l’image du pays en offrant aux investisseurs un cadre législatif et réglementaire clair et réactif face aux changements conjoncturels.

De plus, soulignent des intervenants, il est nécessaire de rechercher de nouveaux marchés émetteurs ou des niches de développement. Une option qui exige également une certaine réactivité, laquelle passe aussi par une information plus complète et plus transparente à l’adresse des investisseurs.

Mohamed Moujahid. La Vie éco
www.lavieeco.com

2012-12-27

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