Economie

Quelle réponse de l'agroalimentaire marocain face à la crise mondiale ?

La question a été au centre d'un dîner-débat organisé en marge du Siam.
Le développement des exportations est tributaire à la fois de nouveaux débouchés et de la capacité à augmenter la production.
Maroc Export a identifié plusieurs marchés cibles.

Quelle réponse de l'agroalimentaire marocain face  à la crise mondiale ?

«Quelle réponse du secteur agroalimentaire face à la crise mondiale ?». C’était le thème du dîner-débat organisé vendredi 24 avril, à l’initiative du Crédit Agricole du Maroc, en marge de la IVe édition Siam. Devant un parterre d’un millier de personnes, composé d’opérateurs représentant les différentes filières et de décideurs, c’est le président du directoire du CAM, Tariq Sijilmassi, qui a ouvert le débat en rassurant sur la santé du secteur et sur son potentiel. «Notre secteur agroalimentaire, dit-il, n’est pas en crise, loin de là, il a juste besoin d’être épaulé pour devenir un des fleurons de l’économie». Si plusieurs banques, dont bien évidemment le CAM ont apporté leur soutien au secteur en dédiant quelque 60 milliards de DH au Plan Maroc Vert (PMV), le développement du secteur agroalimentaire  repose, comme l’a précisé le ministre de l’agriculture, Aziz Akhannouch, sur «l’amélioration de l’offre de matières premières agricoles en qualité et en quantité ainsi que le développement de zones industrielles de type agropole. Deux seront construites cette année encore et quatre plus tard  en partenariat avec les ministères concernés». Si la diversification de l’offre est le premier pilier de la relance, il n’en reste pas moins que l’essor de l’agroindustrie est en grande partie tributaire de sa capacité à développer davantage ses débouchés. Pour le ministre du commerce extérieur tout comme pour le directeur de Maroc export (ex-CMPE), un constat résume à lui seul la situation : «Depuis au moins dix ans, explique Abdellatif Maazouz, ministre du commerce extérieur, le Maroc est importateur net de produits alimentaires». Comment renverser alors la tendance ? En développant l’offre mais surtout, et de manière plus terre-à-terre, en définissant avec précision où et comment commercialiser les produits marocains. Une strtatégie dont les grandes lignes seront dévoilées dans les jours à venir  a identifié 17 marchés potentiels dont l’Union européenne, la région Afrique du Nord et Moyen-orient, la Russie, l’Ukraine et le Japon.
La rencontre a également connu un moment fort avec des témoignages des représentants des filières les plus importantes comme les cultures et l’industrie sucrières, le maraîchage, les agrumes, l’aviculture, l’élevage et la production de lait et de viande. Plusieurs opérateurs sont venus donner la réplique aux représentants de l’administration et exposer le vécu des industriels et des producteurs. On notera que pour beaucoup d’entre eux la réussite de l’agroindustrie est tributaire de la mise à niveau de son amont agricole car, souvent, la demande existe mais l’offre est insuffisante ou ne répond pas aux normes. L’une des clés pour cette mise à niveau réside justement dans l’agrégation. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’agrégation est un des concepts fondateurs du Plan Maroc Vert.

M.C
www.lavieeco.com

2009-05-04

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