Plan Maroc Vert : Les réalisations des principales filières
23 avril 2018
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Plan Maroc Vert : Les réalisations des principales filières

Oléiculture Production d’huile d’olive en nette hausse Depuis 2009, la filière oléicole a vu sa superficie de plantation augmenter de 35%, passant de 773 000 ha à 1 045 570

Oléiculture
Production d’huile d’olive en nette hausse

Depuis 2009, la filière oléicole a vu sa superficie de plantation augmenter de 35%, passant de 773 000 ha à 1 045 570 ha actuellement. Une montée en puissance qui lui a permis d’accroître la productivité moyenne d’olives à 1,35 million de tonnes durant la période 2011-2016, alors que cette moyenne avoisinait les 863 000 tonnes en 2009. Pour sa part, la production d’huile d’olive a bondi à 132000 tonnes sur la même période étudiée, contre 85 000 en 2009. Reste maintenant à consentir plus d’effort pour élargir les débouchés à l’étranger et augmenter le taux de pénétration sur le marché domestique. Une campagne contre le vrac a été menée par Interprolive (Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olive) avec le soutien de l’Etat.


Culture sucrière

Les besoins sont couverts à 43%

La signature du 2e contrat programme pour la filière sucrière en 2013 a octroyé à cette dernière un surcroît de productivité de 27% en 4 ans. En effet, la production, estimée à 410 000 tonnes en 2013 a atteint les 515 000 tonnes en 2017, améliorant par là même le taux de couverture des besoins nationaux en le portant à 43%, contre 35% précédemment.


Agrumiculture

La superficie plantée a augmenté de 20%

Le développement de la filière agrumicole a dépassé les niveaux prévus pour 2018, à savoir une superficie de plantation de 105 000 ha, pour atteindre 126 000 ha. Une superficie additionnelle de 21% qui n’a pas été sans retombées en matière de production, puisque le tonnage moyen constaté en 2008, année de la signature du Contrat programme, a augmenté de 77% à 2,3 millions de tonnes, soit 1 million de tonnes de plus qu’en 2008 (1,3 Mt). Reste à mieux organiser l’export pour que les prix soient plus rémunérateurs.


Cultures maraîchères

Plus d’un million de tonnes exportées

Entre 2008/2009 et 2016/2017, les exportations des primeurs ont enregistré une hausse significative de 33%, équivalent à quelque 1,12 Mt tonnes acheminées vers les marchés internationaux, contre 750 000 tonnes précédemment. Les exportations concernent les tomates, poivrons, piments, courgettes et haricots verts, en plus d’une diversification des types de produits exportés en faveur des tomates rondes, cerises, olivettes, grappes, cocktail, etc. Par ailleurs, une amélioration a été observée au niveau des exportations des fruits rouges, notamment la myrtille et la framboise.


Céréales

Davantage de semences certifiées utilisées

Durant le quinquennat 2010/2017, le rendement de la filière céréalière est monté en flèche, enregistrant une augmentation de 33% par rapport à la moyenne enregistrée sur la période 2005/2009, à 16 q/ha. Ce sont 4 q/ha de plus comparativement au niveau de la période de référence. S’agissant de la production moyenne durant les cinq dernières campagnes (2009/2017), celle-ci est passée de 53 millions de q en 2000/2008 à 77 millions de q actuellement. Une performance qui a eu pour effet de dépasser la barre des 50% pour ce qui est du taux de couverture moyen des besoins intérieurs.
Les semences céréalières, pour leur part, ont vu leur volume disponible augmenter à 1,67 millions de q en 2017, contre 750 000 q en 2008, soit avant la signature du Contrat programme. Le taux d’utilisation des semences certifiées a, quant à lui, augmenté de 11% en 2008 à 25% actuellement, dont 32% destinés au blé tendre.

Dattes
70% des objectifs réalisés

Le Contrat programme pour la production de dattes a démarré sur une production moyenne de 90 000 tonnes. Cette dernière a augmenté à plus de 112 000 tonnes sur la période 2016/2017, ce qui équivaut à un taux de réalisation de 70% des objectifs fixés à l’horizon 2020, et qui ambitionnent de porter la productivité de la filière à 160 000 tonnes.


Arboriculture

Des exportations encore limitées

Partant d’une superficie de 265 000 ha en 2009, cette dernière a été portée à 341 000 ha actuellement, pour une production moyenne de 1,4 million de tonnes (contre 884000 tonnes précédemment). Sur ces volumes, 21 000 tonnes sont exportées, dont 12 600 tonnes de fruits frais ou séchés.


Aviculture

La totalité des besoins intérieurs en viandes blanches et œufs sont satisfaits

La production de viande de volailles a enregistré, au titre de l’exercice 2017, une production de 690 000 tonnes, contre 490 000 tonnes produites en 2008. Une performance qui porte le taux de réalisation des objectifs fixés à l’horizon 2020 (900 000 tonnes) à 77%. S’agissant des œufs de consommation, la production actuelle totalise 6,3 milliards d’unités, contre 2,9 milliards d’unités en 2008. L’objectif des 7,2 milliards, fixé pour 2020, est ainsi atteint à hauteur de 88%. Par ailleurs, 100% des besoins intérieurs en matière de viandes blanches et d’œufs de consommation sont couverts.


Safran

6,2 tonnes produites en 2017

Partant d’une production limitée à 3 tonnes en 2011, le volume de safran produit a plus que doublé en 2017, atteignant 6,2 tonnes. Un niveau qui représente 68% de l’objectif 2020, fixé à 9 tonnes.


Huile d’Argane

Le volume exporté a presque doublé

La production d’huile d’argane est passée de 4000 tonnes en 2011 à 4835 tonnes en 2016, ce qui correspond à 40% de l’objectif fixé à l’horizon 2020. A l’export, 1390 tonnes ont été écoulées en 2016 sur le marché international au lieu de 726 tonnes en 2011. Preuve que ce produit est très prisé notamment par les fabricants de produits cosmétiques. De manière générale, les prix ont suivi grâce notamment à un meilleur encadrement des coopératives de production.


Viandes rouges

Une consommation moyenne annuelle de 16 kg par habitant

En 2017, la production de la filière a atteint 590 000 tonnes contre 400 000 tonnes en 2008. Cette performance correspond à 96% du niveau escompté pour 2020 (612 000 tonnes). Aussi, les niveaux de production permettent aujourd’hui de couvrir 98% des besoins de la demande intérieure, à fortiori lorsque la consommation en viandes rouges a augmenté à 16 kg/habitant/an actuellement, contre 11,7 en 2008.


Apiculture

Doublement de la production en 7 ans

Le miel national a presque doublé ses niveaux de production entre 2017 et 2010, passant de 3500 tonnes à 6200 tonnes en 7 ans. Le taux de couverture actuel a atteint les 63%, et la consommation moyenne a augmenté à 200 g/habitant/an.


Lait

Hausse de la consommation

La production laitière, au titre de l’année 2017, a compté 2,55 milliards de litres contre 1,8 milliards en 2008. L’objectif 2020 étant de 4 milliards de litres produits, le taux de réalisation de ce dernier est ainsi de 64%. Pour ce qui est de la demande intérieur, celle-ci est désormais couverte à hauteur de 96%, alors qu’elle était de 88% en 2008. Pour sa part, le niveau observé de la consommation en lait et dérivés a atteint les 73 eq litres en 2017, alors qu’il avoisinait les 57 eq litres en 2008.


Filière cameline

Une transformation radicale

En 2010, la filière cameline produisait 6 millions de litres de lait et 3250 tonnes de viande. En 2017, elle en est à 20 millions de litres de lait et 3500 tonnes de viandes.