Les DSI francophones réfléchissent à  la création  de valeur ajoutée grà¢ce aux TIC
8 mai 2015
Anne-sophie Martin (653 articles)
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Les DSI francophones réfléchissent à  la création de valeur ajoutée grà¢ce aux TIC

Près de 200 directeurs de systèmes d’informations d’Afrique et d’ailleurs ont assisté à  la manifestation qui s’est tenue les 29 et 30 avril. L’accent a été mis sur le concept de «3e plate-forme informatique», convergence entre mobilité, réseaux sociaux, cloud et Big Data.

Organisée par le cabinet d’études IDC, la troisième édition du Sommet francophone des DSI, qui s’est tenue les 29 et 30 avril dernier, avait des allures de show à l’américaine. Entre la grande scène où ont défilé experts reconnus et représentants de grands acteurs du secteur IT, équipés de micro-cravates, et les ateliers thématiques, les directeurs de systèmes d’informations (DSI) venus d’Afrique et d’ailleurs ont pu constater l’étendue de la tâche qui les attendait. Placée sous le thème «Où l’IT rencontre les affaires», cette nouvelle édition aura accueilli près de 200 participants, venus du Sénégal, du Togo, du Gabon, du Cameroun, de la Mauritanie, de la Côte-d’Ivoire, du Mali, du Bénin, du Niger, de l’Algérie et bien sûr du Maroc. De nombreux hauts fonctionnaires d’Afrique francophone ont également fait le déplacement, à l’image de Bruno Jean Richard Itoua, ministre congolais de la recherche et de l’innovation ou de Baba Ould Boumeiss, secrétaire général du ministère des TIC, de l’emploi et de la formation de Mauritanie.

L’Afrique du Nord est en train de rattraper son retard en matière de mise à niveau des infrastructures

«En matière de mise à niveau des infrastructures et de virtualisation, l’Afrique du Nord est en train de rattraper le retard qu’elle avait pris au début des années 2000. Ces quatre dernières années ont été très positives pour nous», a ainsi déclaré Nazim Fraijat, DG d’EMC2 pour la région Levant et Afrique émergente (LEMA), entreprise américaine spécialisée dans les solutions de stockage, le cloud et le big data. «Avant, les investissements dans les nouvelles technologies portaient surtout sur l’achat de serveurs ou d’ordinateurs. Aujourd’hui, la croissance est davantage portée sur des outils annexes, tels que les systèmes de refroidissement», souligne, pour sa part, Serge Findling, vice-président en charge de la recherche chez IDC.

Pour IDC, l’avenir se lit dans la «3e plate-forme informatique», qui voit se converger mobilité, réseaux sociaux, cloud, Big Data. Il est donc bien loin le temps de la 1ère plate-forme (l’ordinateur central) et de la 2e plate-forme (LAN/Internet, client/serveur) où l’on ne réfléchissait qu’en termes d’infrastructures. Maintenant que les outils informatiques sont maîtrisés par les entreprises, il est temps pour elles d’en exploiter les informations obtenues pour en créer de la valeur ajoutée. En abordant les thématiques de sécurité, notamment en découvrant la version 2.4 de Samsung Knox pour les devices mobiles, ou encore des difficultés parfois rencontrées par les DSI dans leurs entreprises où la culture IT est peu présente, le Sommet francophone des DSI a démontré les enjeux auxquels sont confrontées les entreprises africaines. A peine la transition vers la virtualisation des données a-t-elle été entamée que déjà les entreprises doivent passer à l’étape de transformation pour être au plus près de leurs clients, améliorer leur schéma organisationnel et attirer de nouveaux talents.