15 avril 2011
Lavieeco (25272 articles)
Partager

La BEI finance la rénovation du Club Med Yasmina et entre dans le fonds PME croissance

Un prêt de 140 MDH accordé à  la Société immobilière de la mer, propriétaire des villages Club Med au Maroc. Une prise de participation de 56 MDH dans le fonds de capital-risque géré par Maroc Invest.

L’année 2011 devrait connaître une belle moisson pour le Maroc auprès de la Banque Européenne d’Investissement (BEI). Déjà en 2010, cette banque multilatérale avait accordé deux financements à Tanger Med et Autoroutes du Maroc d’un total de 425 millions d’euros (4,7 milliards de DH). Elle vient d’approuver pour le premier trimestre 2011 deux investissements et deux autres sont en instance d’approbation.
Les projets approuvés concernent le secteur hôtelier et celui du capital-risque. Il s’agit d’abord d’un prêt de 12,75 millions d’euros (près de 140 MDH) accordé à la Société immobilière de la mer (SIM), filiale de la CDG et propriétaire des villages Club Med au Maroc. Ce prêt à taux préférentiel servira à financer 50 % de l’investissement de rénovation/extension du Village Club Yasmina. Le village qui s’étend sur un terrain de 17 ha situé dans la région de Cabo Negro (dans le nord du Maroc), verra ainsi sa capacité d’accueil portée de 621 à 916 lits  et la période d’ouverture prolongée en passant de 100 à 140 jours par an.
Ensuite, la BEI a approuvé la participation à hauteur de 5 millions d’euros (56 MDH) dans le fonds PME Croissance que devra gérer le capital-risqueur Maroc Invest.

Déjà présente dans les deux fonds Maghreb private Equity

Ce nouveau véhicule d’investissement sera dédié aux investissements en capital dans les PME au chiffre d’affaires inférieur à 175 MDH, ce qui représente une composante un peu délaissée par les autres fonds classiques dont le ticket minimum les positionne souvent au-dessus des possibilités offertes sur ce segment. PME Croissance vise à opérer principalement dans les opérations de capital-développement et capital-transmission (opérations de rachat motivées par l’absence de successeur au chef d’entreprise). Avec un tel apport, BEI consolide son partenariat avec la filiale de Tuninvest dont elle avait déjà participé aux deux fonds dédiés au Maghreb qu’elle gère, en l’occurrence MPEF I (Maghreb Private Equity Fund) et MPEF II.
Par ailleurs, les instances de la BEI sont en train d’étudier deux autres projets. Un prêt de 20 M d’euros (225 MDH) en faveur de l’Onep (Office national de l’eau potable) qui consisterait à financer à hauteur de 12% le projet de construction, réhabilitation et extension des infrastructures d’assainissement dans 29 centres urbains à l’intérieur du pays. Le deuxième emprunteur marocain en lice n’est autre que l’OCP qui doit bientôt faire face à un projet d’investissement de près de 7 milliards de DH consistant, entre autres, à remplacer trois unités de production d’acide sulfurique vétustes par une seule unité à Safi. Un méga-investissement auquel la BEI devra contribuer à plus de 100 M d’euros (1,1 milliard de DH).