24 décembre 2004
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Fiat Auto dément les rumeurs sur son départ du Maroc

Elle mise sur les perspectives optimistes du secteur automobile et relativise son différend avec Souss Engineering
Avec 3 500 véhicules vendus cette année, elle rééquilibre ses comptes.

Youssef Touhami, responsable de la communication de la filiale de Fiat au Maroc, est catégorique : «Fiat ne part pas du pays. Bien au contraire, nous continuerons à élargir nos parts de marché. Nous avons cessé le montage local, mais nous continuons à importer du Brésil et d’Italie. Nos ventes ont atteint 3 500 unités en 2004. L’histoire de Fiat au Maroc date de 60 ans et il est absurde d’imaginer qu’on puisse y mettre fin, surtout que les perspectives nous invitent à augmenter notre business». Cette réaction fait suite à des rumeurs faisant état du départ de la firme italienne, actuellement en conflit avec Souss Engineering, un de ses concessionnaires.

70 000 voitures vendues en huit ans
Il est vrai que, du fait de l’arrêt de l’assemblage dans le pays, la firme courait le risque de perdre de l’argent à cause du faible volume de ventes. Pour rappel, son meilleur score avait été enregistré en 1996, avec quelque 13 300 voitures vendues. Mais pour les responsables de l’entreprise, il y a deux facteurs qui militent en faveur du maintien. D’abord, les bonnes perspectives du marché national, que certains professionnels n’hésitent pas à évaluer , à plus ou moins long terme, à 100 000 véhicules par an, contre 52 000,
y compris les utilitaires, actuellement. Ensuite, même avec seulement 3 500 voitures vendues en 2004, l’entreprise renoue avec le profit et serait en train de rééquilibrer ses comptes.
A côté de tout cela, les
70 000 voitures vendues durant les huit années de la convention constituent une vraie manne pour le business de la pièce de rechange mais aussi pour le service après-vente. Du point de vue commercial, les perspectives sont donc bonnes. Et pour mieux prouver son ancrage au Maroc, Fiat relativise son conflit avec Souss Engineering qui a obtenu une saisie conservatoire à hauteur de 130 MDH sur les biens de Fiat pour réparation de dommages consécutifs à «une supposée concurrence déloyale» en contradiction avec l’esprit du contrat qui les lie. Ce dernier comporterait une clause prévoyant que Fiat Auto Maroc s’interdit la vente directe des véhicules qu’elle assemblait, alors que Souss Engineering est convaincue que la firme est derrière Italcar. Quoi qu’il en soit, la justice n’a pas encore dit son dernier mot sur la question.
Les responsables de Fiat espèrent une issue heureuse et rappellent qu’à aucun moment la présence de la filiale marocaine n’a été remise en cause, même si une réflexion est menée sur la nature du déploiement à effectuer