Economique et moyen standing : forte demande pour une offre déficitaire
8 décembre 2011
Lavieeco (25430 articles)
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Economique et moyen standing : forte demande pour une offre déficitaire

Le moyen standing est accessible via d’immenses espaces intégrés en périphérie des grandes villes. Le segment économique est promis à  un avenir radieux jusqu’en 2020.

A première vue, on pourrait penser qu’au regard du profil de la population locale, les logements dans les segments du moyen standing et de l’économique sont les plus réclamés. Or l’approche est plus complexe. En effet, pour le premier, qui s’adresse essentiellement à la classe moyenne, on s’aperçoit qu’il émerge souvent à la périphérie (de futures banlieues donc ?) des grandes villes car sa viabilité et sa rentabilité au sein des centres urbains sont compromises tant le foncier est rare et les prix prohibitifs. Quant au second, force est d’admettre que la demande est telle que ce secteur est promis à un avenir radieux, au moins jusqu’à 2020, compte tenu d’un déficit en logements qui se monte à près de 700 000 unités et d’une demande additionnelle qui s’élève à plus de 100 000 logements annuellement.

De surcroît, comme le logement économique a été décrété «priorité nationale», les opérateurs de la place (petits et grands) se sont engouffrés dedans car ils bénéficient d’avantages fiscaux conséquents accordés par le gouvernement en 2010. Ainsi, même pour ce type de logements peu coûteux
(250 000 DH), ils peuvent escompter engranger des marges allant jusqu’à 25% en tenant compte des 40 000 DH que l’Etat remboursera sur chaque logement. Autant dire qu’il s’agit là d’une occasion en or !
Pour illustrer, voyons comment opère le groupe Palmeraie Holding dans les segments des logements moyen standing et sociaux.

C’est à travers le label «Espaces Saada» que depuis 2007 (donc avant la crise des subprimes) le groupe s’est lancé dans ces deux segments. L’intérêt était de répondre à une demande sociale pressante. Les Espaces Saada ont à leur actif une production de qualité, auréolé du concept «ville dans la ville». En ce sens, les projets qui portent la signature de ce label constituent un cadre de vie global : espaces verts, écoles, commerces de proximité, sites agréables où il fait bon vivre, notamment dans les projets suivants : Jnane Nouaceur à Casablanca ; Jnane Mediouna à Casablanca ; Les Jardins de l’Atlantique à Tanger ; Jnane Adrar et Jnane Aït Melloul à Agadir, sans oublier Jnane Tamansourt à Marrakech.

L’investissement dans le logement économique est opéré par les Espaces Saada en adhérant au programme national de production de logements à 250 000 DH. Les projets en cours de commercialisation sont Dyar Nouaceur, Dyar Mediouna, Bassatines Rahma, Fadaat Rahma et Fadaat Al Yassamine à Casablanca; Dyar El Boughaz à Tanger ; Dyar Adrar à Agadir et Dyar Nzaha Aït Melloul à Agadir. A l’heure actuelle, la société commercialise ou développe 14 programmes d’envergure à l’échelle nationale, lesquels ont le mérite de présenter une offre globale, qui tient compte des capacités de paiement de chaque client potentiel. Ledit client peut ainsi opter pour des appartements, des appartements à faible VIT, des villas, des commerces, divers équipements, des lots à bâtir…
A titre indicatif, l’entité Espaces Saada commercialise du moyen standing à Targa Garden Marrakech à partir de 1,59 MDH, tandis que pour le reste des projets, on trouve à Jnane Nouaceur des villas à partir de 1,45 MDH; aux jardins de l’Atlantique à Tanger des appartements à partir de 416 000 DH; 514 000 DH à Jnane Adrar à Agadir et 500 000 DH pour les lotissements à Dyar Nzaha dans la même ville.

Selon Yacine Lahlou, PDG de la société «Le Comptoir des Promoteurs», ce segment constitue l’avenir de l’immobilier puisque la demande est colossale. «La visibilité est assurée pour trois ans de vente garantie !», s’exclame-t-il.
Néanmoins, ce dernier insiste sur la nécessité de respecter scrupuleusement le cahier des charges. C’est le rôle du ministère de tutelle. Par ailleurs, notre opérateur tient à éviter l’écueil de la facilité qui produirait des cités-dortoir ; ces sinistres «clapiers à lapins» que sont ces banlieues à problèmes.
Par conséquent, Yacine Lahlou suggère de bâtir de manière conceptuelle, à l’image de ce qui se faisait au Royaume dans les années 1950-60 où des architectes et des urbanistes de renom œuvraient de conserve.
«Notre pays était un véritable laboratoire expérimental en la matière», note fièrement notre jeune PDG. Et d’ajouter : «Il faut donc s’inspirer de notre expérience passée tout en observant ce qui se fait de mieux ailleurs».
En effet, le logement en lui-même est important, mais son environnement est tout aussi primordial.

A titre d’exemple, le cahier des charges en la matière stipule qu’une superficie d’un hectare doit intégrer 200 à 230 unités, qu’un arbre de trois mètres de haut doit être planté pour chaque logement édifié ou encore que la préinstallation pour l’énergie solaire est obligatoire.
«La FNPI ne peut pas s’ériger en gendarme de la profession. C’est pourquoi le ministère de tutelle qui a promulgué une loi décisive et établi un cahier des charges pertinent et draconien doit veiller à son strict respect», affirme avec énergie Yacine Lahlou.
A travers cet exemple, on peut constater qu’en matière d’immobilier, malgré des difficultés, tout est possible et accessible. Néanmoins, beaucoup reste à faire pour freiner la spéculation et développer l’accès au financement immobilier, surtout à destination des classes moyennes car ce sont elles qui font essentiellement tourner l’économie.