Economie

Croissance : seulement + 3,5 % en 2004

A ce rythme, il sera difficile de réduire les déficits sociaux
Le déficit budgétaire hors privatisation est contenu à 4,4 % et l’inflation reste inférieure à 2%

Finalement, le taux de croissance du PIB en 2004 s’est établi à 3,5%. Ce résultat, annoncé par Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation, lundi 31 janvier, est dû notamment aux bons résultats observés dans les secteurs de l’agriculture (production céréalière de 83 millions de quintaux), du BTP, du tourisme, des mines (nette reprise des exportations de phosphates) ainsi que celui de l’industrie manufacturière, dont l’indice de production a progressé de 2,5 % au terme du 1er semestre de l’année dernière.
Le ministre a également affiché sa satisfaction quant aux autres indicateurs. On note ainsi que l’inflation est restée inférieure à 2 % en 2004, autrement dit le niveau moyen observé depuis 1998. Le déficit budgétaire est limité à 3,2% du PIB et 4,4 % du PIB hors privatisation. Dans le même temps, le chômage connaissait une décrue, passant de 12,3 % au troisième trimestre 2003 à 10,9 % à la même période de 2004.

Le déficit commercial devient alarmant
La balance courante, elle, a affiché un excédent équivalant à 1,3 % du PIB grâce à une hausse de 10 % (3,1 milliards de DH) des recettes touristiques et à une augmentation de 7,1 % des transferts des MRE qui se sont élevés à 37,1 milliards. Il n’en reste pas moins que le déficit commercial s’est accru de 34 %, en raison d’une forte augmentation des importations (14,1 %), imputée en grande partie à la flambée des cours du pétrole et d’une faible progression des exportations (2 %).
Les investissements et prêts privés étrangers ont, pour leur part, atteint 13,3 milliards de DH, dont près de 5 milliards proviennent de la prise de participations de non-résidents dans le capital d’IAM. Au total, les avoirs extérieurs nets avoisinent 134,6 milliards de DH ; ce qui permet de couvrir largement l’encours de la dette publique extérieure, dont le montant s’élève à 70,4 milliards de DH, contre 224,1 milliards pour la dette intérieure, soit une dette totale de 294,5 milliards, représentant 66,7 % du PIB.
Ces chiffres, aussi satisfaisants soient-ils, ne peuvent cacher une réalité : la croissance reste faible au regard de l’immensité des déficits sociaux. Visiblement, l’Etat a du mal à trouver le bon bout. M. Oualalou s’est contenté de rappeler les principales orientations économiques pour 2005, qui s’articulent autour de plusieurs points, entre autres, la consolidation du cadre macro-économique, la relance de la croissance via l’optimisation de l’investissement public, l’augmentation des recettes par l’accélération de la réforme fiscale, l’assainissement des institutions financières publiques et la réforme de l’administration.

Hicham Benjamaâ
www.lavieeco.com

2005-02-04

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