Economie
Céréales : 240 000 ha déjà emblavés
Les semis précoces ont commencé à germer
Les prix de l’engrais et du gasoil inquiètent les agriculteurs.
Malgré un léger retard en début de campagne, les dernières précipitations ont relativement atténué les inquiétudes du monde rural. En effet, les semis les plus précoces ont commencé à germer et les agriculteurs qui avaient entamé un peu plus tard les travaux de préparation du sol ont pu les achever pour procéder aux semis. Au 25 novembre, les superficies emblavées en céréales d’automne ont atteint 240 000 ha dont la moitié en orge et l’autre en blés dur et tendre.
Les achats de tracteurs neufs augmentent dans
le Gharb
Le déroulement des semis est variable d’une région à l’autre.
Par exemple, les superficies emblavées ont atteint 50 à 60 % de
la surface programmée dans le Saïss, tandis que dans d’autres
régions, comme la Chaouia, le taux est moindre. Dans le Gharb, «les
travaux cette année ont été très précoces»,
souligne Krafess Wadiî, un producteur de la région. Il faut dire
que les moyens le permettaient puisque la campagne précédente était
bonne. Aujourd’hui, on peut estimer que les semis sont effectués à plus
de 90 %. Les pluies ont permis la levée de tous les champs emblavés
et les agriculteurs commencent à répandre les engrais de couverture,
dont les prix ont augmenté (de 185 DH/q il y a une quinzaine de jours à 215
DH /q aujourd’hui) à cause de la spéculation. A cela, s’ajoutent
les inquiétudes provoquées par des rumeurs sur l’augmentation
imminente du gasoil, ce qui a poussé les producteurs à constituer
des stocks.
En dépit de ces problèmes opérationnels, le Gharb continue
d’investir dans le matériel. Ainsi, toujours selon M. Krafess, l’achat
de tracteurs neufs a augmenté durant cette campagne au détriment
de l’occasion.
Reste que, de manière générale, la mécanisation,
notamment celle de l’opération semis, est encore très faible.
Pourtant, l’utilisation des semoirs en ligne apporte de nombreux avantages,
entre autres une économie de semences de l’ordre de 20 à 25%,
soit environ 200 DH/ha, en plus d’un gain de temps. D’autres avantages,
comme une levée homogène et une meilleure efficacité des
traitements herbicides, permettent l’obtention d’un meilleur rendement.
Notons que le financement est assuré par le Crédit agricole et
une subvention substantielle est accordée sur ce matériel. L’amortissement
du semoir, au vu des avantages qu’il apporte, peut se faire en deux ou
trois ans alors que sa durée de vie peut atteindre 10 ans et plus s’il
est bien entretenu.
Abdelmoumen guennouni
www.lavieeco.com
2005-12-09
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