Economie
Bientôt, le permis à points
Il aura une durée de vie limitée
La durée du permis provisoire sera portée à deux ans, au lieu d'un actuellement.
Annoncé il y a quelques années en grande pompe par le ministre du
Transport de l’époque, le projet de permis de conduire à puce
a été tout simplement abandonné, du moins sous sa forme initiale.
Le permis à puce devait permettre la mémorisation de tous les renseignements
concernant son titulaire. On a estimé en effet que le projet était
trop ambitieux et qu’il rencontrerait des difficultés d’application
au niveau de la police et de la gendarmerie qui n’avaient pas été
consultées au préalable, alors qu’elles étaient les
premières concernées puisque c’est à elles que revient
la mission de veiller à l’application du code de la route.
Aujourd’hui, il semble qu’il faille attendre la mouture du projet
de texte du nouveau code de la route, sur lequel travaillent les services du ministère
du Transport, pour y voir plus clair.
Mais d’ores et déjà on sait que ce projet de texte va introduire
un certain nombre de dispositions qui vont dans le sens d’un meilleur contrôle
des infractions et d’une sévérité plus grande des sanctions.
S’agissant du permis proprement dit, celui-ci sera à points. Le titulaire
disposera d’un capital qui s’amenuisera en cas d’infraction.
Par ailleurs, le document aura une durée de vie limitée contrairement
à la pratique actuelle. Cette durée pourrait être probablement
de dix ou quinze ans.
Le permis provisoire aura moitié moins de points que le permis confirmé
La période probatoire, c’est-à-dire la durée du permis
provisoire délivré après examen, sera portée d’un
an à deux ans et le nombre de points qu’on lui attribuera équivaudra
à la moitié de ceux d’un permis confirmé...
Autre innovation, les candidats au permis C (poids lourds et remorques) devront,
au préalable, être titulaires du permis B qui autorise la conduite
de voitures particulières. De même, pour exercer une activité
de conducteur d’un véhicule de transport public (camion, autocar
et même taxi), le candidat ne sera agréé que s’il présente
une attestation de qualification professionnelle. Ce qui va d’ailleurs dans
le sens des dispositions contenues dans le contrat-programme signé entre
la Fédération du transport de marchandises et le ministère
du Transport.
Un alcootest pour musulmans
Enfin, le projet de nouveau code de la route introduira le système d’alcootest,
sachant que, selon les services du transport, une majorité d’accidents
de la route graves sont provoqués par des conducteurs en état d’ébriété.
Sur ce chapitre précisément, la soumission à l’alcootest
ne s’embarrassera pas du degré d’ébriété
du conducteur et s’attachera seulement à vérifier si le conducteur
a consommé ou non une boisson alcoolisée. Il est de toute manière
en infraction permanente au regard de la loi marocaine.
Toutes ces mesures, et bien d’autres, comme un réaménagement
de la grille des sanctions et leur paiement sur le champ, visent, nous dit-on,
à lutter contre les accidents de la circulation et à désengorger
les tribunaux qui sont débordés par ce genre de dossiers dont beaucoup
tombent sous le coup de la prescription avant qu’ils ne soient jugés
M. M.
www.lavieeco.com
2003-06-12
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