Aviculture : 900 000 tonnes de viande blanche et 7.2 milliards d’oeufs visés en 2020
7 décembre 2012
Lavieeco (25434 articles)
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Aviculture : 900 000 tonnes de viande blanche et 7.2 milliards d’oeufs visés en 2020

L’essentiel des objectifs quantitatifs du contrat programme 2008-2013 est dépassé. Les problèmes persistent dans l’abattage et le transport.

Le secteur avicole et le gouvernement ont déjà élaboré un nouveau contrat programme portant sur la période de 2011 à 2020. L’objectif est d’atteindre 900 000 tonnes de viande blanche et 7,2 milliards d’œufs en 2020. Ce ne sera sans doute pas difficile tant le bilan à mi-parcours de l’actuel contrat programme est satisfaisant. Alors que le plan de marche prévoit la production de 450 000 tonnes de viande blanche en 2013, le secteur affichait déjà 430 000 en 2011. Il en était à 4,3 milliards unités d’œufs sur un objectif de 4,2 milliards. Résultat : une nette amélioration du chiffre d’affaires qui a dépassé 23 milliards de DH contre 17 milliards initialement attendus.

D’après les chiffres croisés du département de tutelle et de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa), la consommation moyenne du Marocain était estimée à 17,8 kg par habitant et par an à la même date, soit 3,1 kg de plus que le volume cible. Celui-ci est fixé à 147 unités d’œufs par personne, un peu moins que les 154 consommés en 2011.

Ces réalisations ont été obtenues suite à des investissements conséquents. Sur un engagement de 11,5 milliards de DH, le secteur a déjà injecté 9,4 milliards dans sa mise à niveau.

Les opérateurs suggèrent
une révision du dispositif de financement

Il n’y a pas que ces indicateurs d’activité pour illustrer les avancées. L’organisation du secteur s’est améliorée et les opérateurs sont mieux informés grâce aux opérations de sensibilisation et au Salon Dawajine, rendez-vous incontournable qui leur permet de nouer des relations d’affaires dans toute la filière.

Mais à côté de ces aspects positifs, il y a des volets où il faudra être plus imaginatif et plus volontariste. On relève le retard accumulé en matière de transport de volaille où on continue à utiliser une flotte inadéquate et des cageots en bois. Mais c’est dans l’abattage où les problèmes sont plus flagrants : sur l’ensemble de la production de viande, il n’y a guère plus de 10 % qui passent par les unités modernes.
Le dispositif de financement devrait aussi être revu selon la Fisa. En effet, le taux de réalisation du crédit appelé Dawajine, qui a été l’objet d’une convention entre le Crédit Agricole du Maroc et la fédération, ne dépasserait guère les 14,5%.