Après coup

Salutaire société civile

Sans avoir une prétention défavorable à l'encontre de la gent politique, ni mésestimer les divers pouvoirs, je crois dur comme fer aux vertus constructives de la société civile, pourvu qu’elle se mette en branle.

Et-Tayeb HOUDAIFA Maroc.

Sans avoir une prétention défavorable à l’encontre de la gent politique, ni mésestimer les divers pouvoirs, je crois dur comme fer aux vertus constructives de la société civile, pourvu qu’elle se mette en branle. Du reste, si dans les sociétés prédémocratiques, la politique ou l’administration régentent sans contestation, au stade évolué, auquel nous sommes parvenus, c’est, en principe, la société, devenue mûre, qui choisit son destin et qui indique aux organes exécutifs l’orientation à suivre. Le philosophe français Cornélius Castoriadis appelait cela «l’institution imaginaire de la société», autrement dit, la capacité d’une société à s’imaginer elle-même un destin. Il est heureux que la société civile, longtemps assoupie, sinon craintive, s’éveille enfin et laisse libre cours à son indignation. Ainsi la marche blanche contre la pédophilie, à laquelle ont pris part, le 5 mai, à Casablanca, des milliers de citoyens, dont des vedettes du calibre de Bigg ou Lakhmari. Il s’agissait non seulement de s’offusquer d’un crime qui n’est même pas nommé dans le code pénal, mais surtout de dénoncer la pénalisation légère des viols d’enfants. Persévérer, c’est tout le mal que nous souhaitons à la société civile, qui est déjà sur la voie salutaire, salvatrice.

Et-Tayeb Houdaïfa. La Vie éco
www.lavieeco.com

2013-05-27

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