Culture

Jazzablanca : Pourquoi on en redemande

L’hippodrome d’Anfa, nouveau fief du Jazzablanca, a accueilli cette année une 7e édition qui a délicieusement prêché le mariage de deux époques, au nom du jazz.

Jazzablanca

Ce matin encore, des affiches du Jazzablanca sont placardées aux carrefours casablancais. Un clin d’œil qui rend incroyablement jazzy les klaxons, fait valser les ronds-points et dessine sur les visages des quelques veinards qui y ont assisté un sourire presque mélancolique, narguant les abonnés absents du Jazzablanca. Cette année, ce n’est autre que la merveilleuse Oum qui résume le mieux l’ambiance du festival : «On se sent comme en famille, ici», a-t-elle lancé au début du concert où elle proposa avec élégance son nouveau Sweerty. Une ambiance intimiste sous ciel (presque) étoilé et brise légère (à s’en geler le brushing, vous vous souvenez ?) pour une grande scène, tout de blanc vêtue.

En famille, oui. Et soyons kitch pour l’amour du kitch, car il est vrai que sous cette lumière (de projecteur coloré), tout s’apparente (littéralement) à une réunion de famille dominicale, un brunch ensoleillé où éclats de rire montent en décibels pour s’apaiser en déclaration d’amour authentique. Des regards complices et des petits sourires timides. A partir de là, on voit grand-papa Billy (Cobham) toujours aussi plein d’entrain et de sagesse qui nous donna, au détour d’un coup de batterie, une leçon de vie et de courage. Et qu’est-ce qu’il est beau cet hypnotisant cousin Aloe (Blacc), qui abandonna ses réflexes pop/rap pour se donner des airs divins en s’accompagnant de cordes. La pétillante Natasha (Rogers), en cousine nomade, découverte en première partie d’Oum et dont l’éclosion salsa aux influences sud-africaines n’eut lieu que le deuxième soir, dans la promiscuité de la petite scène du salon «VIP» où tout le public se retrouve après le spectacle. Puis il y a tonton Marcus (Miller) qui attira une foule de mélomanes aguerris à qui il offrit un spectacle à couper le souffle. Ce n’est plus de la basse ce qu’il fait, c’est de la magie ! En parlant de magie, il y avait aussi, au coin d’une table, les frères du trio of Oz, un petit brin de charme et de bonne musique. Un calme avant la tempête de tonton Charles (Bradley) qui enflamma la scène de toute son énergie. Puis il y avait aussi la sensuelle Olivia Ruiz, petite furie qui grésille d’une candeur fragile. Une poétesse délicate et théâtrale. Et comme en famille, à la fin de ce dimanche ensoleillé, on se promet de se revoir très vite, friand d’aussi belles complicités. Alors, Messieurs, Mesdames, rendez-vous pour la 8e édition ?

Imane Lahlou. La Vie éco
www.lavieeco.com

2012-05-03

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