Opinions

Repenser l’Etat, c’est repenser le secteur public. Certaines activités
sont nécessaires au développement. Si elles doivent être gérées
avec les méthodes du privé, elles ne peuvent en adopter le moteur
: le profit.

L’année 1425

«Le seul à avoir pensé à nous présenter ses
vœux de bonne année
a été un “gaouri”. A part lui, personne n’a l’air
de savoir
que c’est Ras el Am aujourd’hui».

On peut même copier les idées du voisin pour résoudre nos
problèmes, mais arrêtons de chercher des solutions pour vivre avec
nos difficultés au lieu de les combattre.

Il persiste et signe. Hier dans La grande désillusion, aujourd’hui dans Quand le capitalisme perd la tête, l’amère déception de Joseph E. Stiglitz ne s’est pas atténuée, à en juger par le minutieux procès instruit contre tous ceux – gouvernements,

Le Onze marocain a réussi là où, tous, nous n’avons cessé de faillir : il a réappris le sens de l’espoir à des millions de ses congénères, il leur a démontré qu’il est possible de surmonter l’obstacle dès lors que

Décrétons l’amnistie pour le passé, tordons le cou
au système rentier et installons un véritable Etat de droit. Ce
combat-là, pour le pays, vaut mieux que de se payer quelques notables.

Les pays musulmans sont en situation de sous-développement et on en déduit
un lien de cause à effet entre islam et stagnation économique. La
réalité est plus complexe et, pour la comprendre, il faut se départir
d’une vision économiste et occidentalo-centriste pour étudier
ce qui, dans notre culture et notre comportement quotidien, nous empêche
de progresser.

Cacophonie culturelle

La réhabilitation de l’amazigh est un fait. Dans la pratique, toutefois,
de mauvais choix ont été faits. Ils pourraient conduire au communautarisme.

A chaux et à  sable

Il faut rendre hommage à Baddou Zaki qui a su inculquer à ses protégés
l’abnégation, la solidarité et l’audace.

La gauche marocaine a d’énormes difficultés à se différencier,
sans tomber dans le populisme, de la pensée unique. Ainsi, les déficits
sociaux sont énormes, le démantèlement du service public
est une réalité tragique, sans que la gauche s’illustre par
ses propositions.

Code de la presse mal conçu, amalgame avec le Code pénal et la loi
contre le terrorisme
et manque d’indépendance de la justice font que la presse est en
même temps mal protégée
et insuffisamment responsabilisée. Il en résulte des dérapages
de part et d’autre.

Le problème de notre industrie n’est pas d’origine chinoise.
Il s’agit de régénérer ses créneaux porteurs,
asphyxiés par le sous-investissement et la sous-productivité.