Politique

Une interview de Hamid Barrada, journaliste, militant et compagnon de route de
plusieurs figures historiques de la gauche marocaine.
Le retrait de Abderrahmane Youssoufi, suivant la disparition de Fqih Basri, marque
la fin de l’époque «nationaliste».
Plus qu’un chef de parti, Abderrahmane Youssoufi a été un
homme d’Etat qui faisait passer l’intérêt du Maroc par
dessus tout.

Depuis le 10 octobre, une foule de curieux vient s’informer auprès
des adouls sur les changements à venir.
Les questions qui reviennent le plus souvent concernent la tutelle matrimoniale,
la garde des enfants, la «nafaqa» et la procédure du divorce.

Un candidat unique à  la présidence de la Chambre des conseillers : effet Jettou ou amende honorable ?
L’accalmie dans la guerre de tranchées entre les partis de la majorité demeure toute relative. Il faudra bien trancher sur le devenir de la coalition.

L’égalité juridique entre l’homme et la femme consacrée,
la tutelle matrimoniale supprimée, la polygamie sévèrement
réglementée et le divorce judiciaire généralisé…
Ce sont là quelques mesures phares de la réforme.
L’état actuel du rapport de forces socio-politique et idéologique
dans le pays a fixé les limites imposées à l’ijtihad et à
l’audace réformatrice.

Ils sont tous satisfaits des avancées enregistrées par la réforme
de la Moudawana, mais à chacun son référentiel.
L’accent est particulièrement mis sur les modalités d’application
sur le terrain et le rôle des juges.

Mariage, tutelle matrimoniale, polygamie, gestion des biens acquis pendant le
mariage,
droits et devoirs des époux, protection des droits de l’enfant, divorce
pour préjudice subi et divorce consensuel, garde des enfants : le détail
des propositions du nouveau code de la famille,
comparées aux dispositions de l’actuelle Moudawana.

L’USFP vole de défaite en défaite avec une régularité
de métronome. Il n’a remporté que 2 sièges sur les
90 à pourvoir.
Les partis du pôle haraki (MP, MNP, UD et MDS) et l’Istiqal ont été
les grands gagnants de ces élections.

La majorité gouvernementale est-elle sortie fragilisée de l’épreuve des communales ? Faut-il changer de majorité ? Nous avons posé la question à quelques-uns de ses membres. Des points de vue légèrement divergents. Quant à Ahmed Osman, sa seule préoccupation semble

Un an après les législatives, on semble découvrir que la
majorité gouvernementale est une simple majorité arithmétique.
La peuso-crise de la majorité ne constitue en fait que la fuite en avant
de ceux qui ont tenté de faire diversion pour masquer leur échec.

L’USFP et l’Istiqlal ont montré leur incapacité à
juguler leurs divisions et transformé leur victoire électorale en
défaite politique.
La majorité gouvernementale a laissé apparaître son caractère
artificiel et le positionnement politique naturel et réel de ses différentes
composantes.
A défaut d’une mise à niveau salutaire, la classe politique
actuelle risque d’être le fossoyeur de l’idée démocratique
pour des décennies.

Deux mairies pour le Mouvement populaire, deux pour l’Istiqlal, une pour l’Union constitutionnelle et une aussi, et une seulement, pour l’USFP. Tour d’horizon des tractations en cours.

Elections transparentes, impact faible du mode de scrutin sur l’émiettement
de la carte politique, avis partagé sur le vainqueur, faux recul du PJD
sont les grands enseignements de ces communales.