Culture

C’est avec la complicité de ses deux vieux amis, Noureddine Saïl
pour le scénario et Latif Lahlou pour la production, que Abdelkader Lagtaâ
a réalisé son cinquième film, «Face à face»,
une œuvre honnête et de bonne facture, dont les qualités seront
probablement appréciées de façon contrastée par le
public.

Antiquaire ? La profession est souvent confondue avec celle de brocanteur ou de
bazariste. Le manque d’intérêt porté par l’Etat
à l’organisation de la profession et à la fixation de critères
sélectifs fait des amateurs d’art les premières victimes des
arnaqueurs en tous genres.

Le Maroc compte une vingtaine d’éditeurs se consacrant à la
littérature générale ; ils sont 850 en France… A l’heure
où se profile le Salon du livre de Tanger et celui de Casablanca, le SIEL,
il n’est pas inutile de rappeler que ce secteur capital de notre culture
est en perdition et que ce n’est pas là une fatalité.

Sur la dizaine de tournages programmés durant cette année, seuls
deux ont été annulés. Malgré le 16 mai, ils ont rapporté
au Maroc, en un semestre, l’équivalent des recettes de l’année
2002. L’année à venir est tout aussi prometteuse.

Avec un regard distancié, la regrettée Selma Lazraq, étudiante
à la Sorbonne et à l’Institut des langues orientales, fait
la lumière sur les mouvements et tractations suscités par l’exil
du Roi Mohammed V.

Les Marocains n’aiment pas lire et le marché du livre est de façon
générale déprimé. Les bouquinistes qui tiennent le
coup sont peu nombreux. Des êtres à part, animés par la passion
au point de pratiquer sérieusement ce métier qui ne les fait pas
vivre.

Arrivée au Maroc comme assistante médicale en 1950, elle n’en est plus repartie. Depuis près de 50 ans, Solange Marmaneu règne sur «La Corrida» où elle a vu défiler tous les VIP du Maroc et d’ailleurs.

Elle chapeautera l’ensemble des bibliothèques du pays, produira les normes relatives au secteur et détiendra le monopole du dépôt légal.

En révélant l’exploitation sexuelle des adolescentes miséreuses
par les étrangers fortunés,
vivant à Marrakech, Jacques Doillon encourt le risque sérieux
de voir son film «Raja» interdit au Maroc.

Au-delà du folklore propre à ce genre de manifestations, avec ses
stars, ses starlettes et ses strass, la 3e édition du Festival international
du film de Marrakech fut intéressante en ceci qu’elle a privilégié,
dans sa programmation, des films décrivant avec talent «l’état
du monde».

Après 46 ans de services rendus au cinéma, en tant qu’acteur,
réalisateur et producteur, Alain Delon a pris ses distances avec cet art
devenu, selon lui, crépusculaire. Nous avons rencontré l’étoile
à Marrakech.

Du 10 au 12 octobre, Essaouira vibrera au rythme de l’Andalousie. Emanation
de la suractive Fondation Alizés, le Festival international des Andalousies
atlantiques propose un voyage inédit.