Posts From Najib Refaif

Langue du pouvoir ou pouvoir d’une langue ? tels sont les termes d’un débat qui n’en finit pas d’interroger le monde tel qu’il est ou tel qu’il va, et il ne va pas toujours bien, ni toujours dans le bon sens… il reste, pour en rire ou pour se consoler, cette pirouette pleine d’humour et de bon sens de l’écrivain italien umberto eco, qui soutenait que la première langue du monde, ce n’est pas l’anglais, c’est la traduction.

on a observé qu’au fil du temps, le consumérisme a pris en charge cette vieille tradition que les marocains, entre autres musulmans, entretiennent contre les vents du progrès tout en les adaptant aux influences de la modernité. on a remarqué depuis longtemps déjà l’apparition, dans le cadre du crédit à la consommation, du «crédit mouton» venu rejoindre la panoplie d’offres et services bancaires tel le «crédit auto».

Le nom des miens

Arrivé devant le comptoir de la police des frontières, dans cet aéroport d’un pays arabe à la fin des années 80, je suis consterné par la question d’un policier au visage fermé et dont la grosse moustache accentue davantage la sévérité de son apparence.

Partout et depuis le début des coupes du monde et autres compétitions régionales, le football a été un marqueur politique et identitaire. le jeu est transcendé par l’enjeu et l’histoire du foot mondial est pleine d’exemples dont le cas d’un certain match décisif du mondial 1978.

En parlant de mérite et de chance, le foot marocain en sait quelque chose depuis qu’il participe par intermittence à la coupe du monde et tente même de l’organiser. la sélection nationale a eu sa première mi-temps de gloire en 1970 à mexico face à la grande équipe d’allemagne lorsqu’un certain houmane lui avait marqué un but. le onze brilla aussi en 1986 et passa le premier tour en scorant à trois reprises contre le portugal.

Au café cassé

On ne compte plus ces reconversions au cours desquelles d’anciens bistrotiers «repentis» ont décidé, après avoir laissé pousser la barbe, de «halaliser» leur commerce, par conviction ou sous la pression de la société.

Il se faufile entre des tas de vieux livres dispersés anarchiquement dans la boutique étroite d’un bouquiniste de la ville. Son air timide et hésitant trahit une difficulté à communiquer, un manque de confiance et presque une peur de parler, d’exprimer une demande ou de s’enquérir d’un titre de livre…

Publié en France en 1950, le roman prophétique de l’écrivain et journaliste anglais George Orwell, «1984», va subir une deuxième traduction en français.

Dans les salles de cinéma de quartier encore nombreuses en ce temps-là, on s’absentait, le temps d’un film, hors de ce présent en clair-obscur qui n’est ni déjà hier, ni pas encore demain. c’est dans cet entre-deux que l’on cultivait notre regard face à l’écran géant et blanc d’où surgiront des images que nous ferons nôtres. echappant aux rues étroites, à la foule des marchés poussiéreux et aux lieux de prière où l’on s’ennuyait comme des rats morts, on allait au cinéma comme on part en voyage, sans bagages, le cœur léger, les poches trouées et l’estomac vide.

Il y a moins d’un mois nous avions évoqué, ici même, le passage à l’heure d’été en relevant son caractère à la fois furieusement temporaire et intempestivement temporel. Notre perception du temps, déjà, culturellement parlant, de par trop approximative, voilà que l’administration s’en mêle pour la rendre plus versatile. Ramadan oblige, l’heure d’été n’aura duré que le temps que ce mois sacré et sucré s’annonce.

Notre vie au quotidien est remplie de mythes et s’en nourrit. Mais si notre culture et nos coutumes sont fondées sur la notion de l’interdit, elles aussi se nourrissent de mythes et s’abreuvent à la source de croyances diverses.

Comme les mythes, les rites qui en constituent parfois la représentation ou l’expression sont transmis à travers les générations par la mémoire, l’oralité et la tradition.