Un week-end houleux pour le PJD
27 décembre 2013
Lavieeco (25267 articles)
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Un week-end houleux pour le PJD

Le parti tient un conseil national crucial.

C’est de notoriété publique, les « frères » de Benkirane sont loin d’être unanimes sur l’usage qu’il a fait du mandat franc qui lui a été accordé pour la formation de son nouveau gouvernement. Certains le lui ont même fait comprendre à travers des déclarations peu amènes dans les colonnes des journaux. Mais c’est la première fois que le Secrétaire général du parti affronte ses militants à l’occasion de la tenue, ce week-end, de son conseil national. Abdelilah Benkirane aura ainsi à exposer et à défendre le bilan d’étape de ses deux années à la tête du gouvernement. Mais il a déjà eu un avant-goût de ce que seront les débats au Parlement du parti. La commission politique qui relève du conseil national lui a fait comprendre l’impatience des militants islamistes de voir le gouvernement concrétiser certaines de ses promesses en 2014. Car, convient-on, une année c’est tout ce qui lui reste comme délai pour marquer son passage au gouvernement. Les années 2015 et 2016 sont en effet éminemment électorales. Les membres de la commission, réunis avant le conseil national se sont bien dit compréhensifs, confie-t-on, quant à la particularité de la situation que traverse le gouvernement, mais la crise ne devrait pas empêcher qu’il y ait des réalisations sur lesquelles le parti pourrait capitaliser dans l’avenir. «Après deux années, nous sommes devant deux choix, ou bien procéder à des réformes concrètes ou alors remettre les clés», affirme un cadre du parti. Autre source d’inquiétude pour le chef du parti dont la frange des adversaires ne cesse de se développer, les démissions collectives dont la presse fait régulièrement écho. Départs collectifs qui, même si les responsables du parti en minimisent l’ampleur et la portée, représentent néanmoins une mauvaise publicité pour un parti qui se veut champion de la discipline et de la démocratie interne.