Casablanca : Le bras de fer continue entre les cafetiers et le conseil de la ville
7 mai 2018
Lavieeco (25283 articles)
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Casablanca : Le bras de fer continue entre les cafetiers et le conseil de la ville

Plusieurs syndicats de cafés ont manifesté jeudi 3 mai devant la Wilaya de la région de Casablanca contre l’arrêté fiscal communal approuvé en octobre 2017. Une décision qui n’a pas été bien accueillie par les professionnels du secteur à cause notamment du nouveau zoning commercial de la ville et l’augmentation de la taxe sur les débits de boissons.

Après un long débat entre les différents acteurs du dossier, l’arrêté fiscal a été adopté. Depuis le début de son application cette année, les deux partis sont rentrés dans un bras de fer. Les syndicats ont appelé, à travers un communiqué, à boycotter la taxe sur les débits de boissons. « Il est absurde d’augmenter cette taxe. Les cafetiers ne pourront pas s’en sortir à la fin du mois », indique Nouas Moustafa, secrétaire général de l’association nationale des propriétaires de cafés et de restaurants.

« Cette manifestation a été décidée suite au refus du maire de la ville de nous accueillir. On a fait 4 demandes pour le rencontrer, sans réponse», nous confie, la même source.

L’autre point de discorde de l’arrêté est le nouveau système de Zoning. Les cafetiers estiment que les cafés situés principalement dans les zones « surtaxée », seront défavorisés. « Par exemple, les cafés populaires même situés dans des quartiers huppés comme Maarif ne peuvent pas être mis dans la même catégorie que les cafés de luxe. », explique Nouas Moustafa.

En effet, le nouvel arrêté fiscal scinde la ville de Casablanca en 3 zones commerciales. Ainsi pour la Catégorie A, les taxes varient entre 50 DH/m² et 70 DH selon la surface, tandis que la Catégorie B, le taux variera entre 40 et 60 DH/m². Quant à la Catégorie C, la fourchette est de 30 à 50 DH/m2. Une variation importante qui ressemble à un séisme pour les cafetiers puisque dans l’ancien arrêté, les prix oscillaient entre 30 DH et 50 DH sans tenir compte de la situation géographique.

Contactés à maintes reprises, les services du conseil de la ville de Casablanca n’ont pas donné suite à nos sollicitations.

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