3 600 femmes conseillères pour 2009
chouchoutées par la nouvelle loi électorale
En tête de liste : l’élargissement du champ d’application du mode de scrutin uninominal aux circonscriptions de moins de 35 000 habitants -contre un plafond de 25 000 en 2003- et le relèvement de 3% à 6 % du seuil d’éligibilité pour entrer au conseil , ce qui devrait limiter la balkanisation dans les conseils municipaux dans les grandes villes.
La grande nouveauté vient, toutefois, du côté des candidatures féminines. Le système des quotas - une femme pour trois candidats - ayant été écarté de crainte d’introduire une discrimination entre les sexes, il sera remplacé par un système de listes similaire à celui mis en place pour l’accès des femmes à la Chambre des représentants.
Ainsi, au moment d’élire leurs conseillers, les électeurs seront invités à opter pour l’une des listes de femmes proposées par les partis.
Ces dernières comprendront un à six noms selon que la circonscription relève de la zone d’application du scrutin uninominal ou de celle du scrutin de liste, un régime spécial a également été adopté dans les villes aux systèmes unifiés comme Casablanca, Rabat ou Marrakech, explique Latéfa Bennani Smirès, présidente du groupe parlementaire istiqlalien.
Selon elle, grâce au nouveau système, au moins 12% des élus de 2009 devraient être des femmes, soit près de 3 600 sachant que le nombre de sièges lors des communales de 2009 sera supérieur à celui de 2003. Cette année-là, d’ailleurs, elles étaient seulement 127 femmes à avoir pu se faire élire. Enfin, pour encourager davantage les partis, une récompense financière est prévue à ceux qui feront élire des femmes par la voie ordinaire
H.F.A.
Publié le : 28/11/2008




