Le wali de Dakhla se fâche contre les banques
Elles ne veulent pas financer les projets Moukawalati.
Pour étayer ces propos, les services de la wilaya indiquent que sur un total de 40 projets présentés, les banques en ont à peine retenu 5. «Très insuffisant mais surtout injustifié», s’indigne le wali, Hamid Chabar, contacté à ce sujet par La Vie éco. Ce dernier est convaincu qu’à l’issue d’un processus de sélection déjà opéré, une grande majorité de ces dossiers est bancable et il n’y a pas de raison de les refuser. M. Chabar l’a d’ailleurs fait savoir ouvertement lors d’une réunion tenue à Dakhla à la mi-mai à laquelle étaient conviés les représentants des banques dans la ville. Pour le wali, la région, qui représente 20% du territoire national, est en train de monter en puissance et dispose de tous les atouts pour être «un véritable pôle de développement économique régional». Il en donne pour preuve les 300 MDH qui viennent d’être alloués par les pouvoirs publics à la mise à niveau urbaine de la ville de Dakhla.
Autre problème, pour une ville comme Dakhla, la décision en matière bancaire est prise au sein des divisions régionales qui se trouvent soit à Laâyoune ou Agadir, soit carrément au niveau central à Casablanca. Un éloignement qui n’arrange guère les choses. «Si aujourd’hui nous parlons de régionalisation, les banques devraient songer à en faire de même en rendant leur processus de décision plus souple», plaide le wali. S.B
01-06-2009



MIC
FRT

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