Des industriels du cuir font une percée remarquable dans le marché de l'export haut de gamme
Publié le : 26/07/2010
Ils ont bénéficié d'un accompagnement de l'International Trade Center dans le cadre du programme EnAct.
Etats-Unis, Australie, Japon, Europe... , de nouveaux donneurs d'ordre intéressés par le produit marocain.
Des pantalons, des sacs et des ceintures
L’accent est mis sur les filières de la chaussure, du vêtement en cuir et de la maroquinerie. Mais ce sont les chausseurs qui ont été les premiers à concrétiser. L’un des deux qui ont signé des contrats est la société Aticco, qui fabrique quelque 180 000 paires exportées depuis plusieurs années déjà en France et en Espagne. Elle s’apprête maintenant à lancer la production de chaussures haut de gamme pour enfants pour le compte d’une grande marque française. Jusqu’à présent, la société travaillait essentiellement en sous-traitance et très peu dans le produit fini de moyenne gamme. Le programme EnAct lui offre, selon ses responsables, l’opportunité de se lancer dans le haut de gamme et d’axer sa stratégie sur le produit fini. Et ce n’est pas tout car Aticco envisage de se positionner grâce à l’encadrement d’ITC sur deux nouveaux marchés, les Etats-Unis et l’Australie. A cet égard, elle devra étoffer, expliquent ses dirigeants, son service création en recrutant des stylistes expérimentés mais elle n’envisage pas d’augmenter sa capacité de production.
Il en est de même pour la deuxième entreprise dont les dirigeants, concurrence oblige, ont préféré garder l’anonymat. Présent depuis plus de 25 ans sur les marchés français, espagnol et italien, cet exportateur a signé deux contrats pour la fabrication de chaussures pour femmes. Des petites commandes certes, 250 et 1 000 pièces, mais qui seront renouvelées en septembre. L’engagement est ferme car le donneur d’ordre européen doit délocaliser sa production au Maroc à la rentrée prochaine.
Deux autres fabricants de chaussures pour femmes sont en passe de signer eux aussi des contrats en vue de lancer la réalisation des commandes tests. Pour l’heure, les entreprises concernées n’ont pas encore divulgué les volumes des commandes ni le chiffre d’affaires qu’elles vont générer. Pour la maroquinerie, les contacts sont en cours et la fabrication de prototypes est déjà lancée avec un maroquinier de Casablanca. Un donneur d’ordre japonais a passé une commande de sacs et de ceintures. Le volume est de 150 pièces par modèle et par couleur, soit le niveau de commande minimum des fabricants. Il s’agit de sacs haut de gamme dont le prix de vente se situera entre 800 et 1 000 dollars sur les marchés européens. Par ailleurs, une marque prestigieuse d’accessoires de bureau a également passé une commande de boîtiers en cuir pour stylo. Enfin, en ce qui concerne la filière du vêtement, les contacts sont en cours avec Casa Leather, un consortium de jeunes entreprises, pour fabriquer des pantalons destinés à un donneur d’ordre japonais.
Des formations en marketing, design et suivi de la clientèle sont organisées
Toutes ces entreprises font partie des vingt exportateurs sélectionnés dans le cadre du programme EnAct dont le budget s’élève à 65 MDH répartis sur une durée de quatre ans. L’objectif de ce programme, rappelons-le, est d’accompagner les entreprises en vue de renforcer leur potentiel export et leur compétitivité sur les marchés étrangers. En dehors du volet marketing et de la prospection de nouveaux débouchés, ce programme prévoit aussi des séminaires de formation animés par des experts étrangers. Six ateliers sont prévus et portent sur divers thèmes notamment le marketing, la communication à l’export, le suivi de la clientèle, le développement de la qualité, le design des articles, l’utilisation du commerce électronique et enfin la préparation à la participation des salons. Le programme EnAct ne concerne pas uniquement le Maroc ; d’autres pays comme l’Egypte, la Jordanie, l’Algérie et la Tunisie en profitent. A.B



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