Tourisme : 40 hôtels se font assister pour développer la vente de séjours et le paiement en ligne
Les professionnels du tourisme ont signé un accord avec l’International Trade Center qui apporte expertise et moyens financiers.
Une phase pilote est entamée avec 16 établissements de Marrakech.
Le projet d’assistance, qui sera mené au niveau national, après une expérience pilote avec les 16 hôteliers retenus à Marrakech, s’articule autour de plusieurs axes. Il s’agit d’abord pour les experts de l’ITC d’établir un diagnostic de la stratégie web pour chaque participant inscrit au projet et de lui établir une feuille de route spécifique avec des mesures et des étapes concrètes. Dans une deuxième phase, sera lancée la mise en œuvre des feuilles de route avec une évaluation des performances à mi-chemin et la mise en œuvre, en cas de besoin, de mesures correctives.La dernière étape portera sur une évaluation finale sur la base d’indicateurs de performances précis. Cette phase pilote durera trois mois. Le programme sera ensuite élargi aux autres régions.
Le montant des aides n’est pas encore arrêté
Il revient à la FNT de garantir la continuité de ce projet financé par les Nations Unies. De leur côté, les experts de l’ITC assurent le suivi technique et déterminent le montant des aides financières en fonction des recommandations dégagées lors du diagnostic. ITC s’engage aussi à financer des modules de formation aux nouvelles technologies et paiement électronique en collaboration avec la FNT.
Tout ce programme ne peut évidemment pas être réalisé sans l’implication effective d’organismes comme Maroc Télécommerce et le Centre monétique interbancaire (CMI) qui ont, du reste, déjà consenti une baisse de leurs commissions sur les transactions via le web, comprises initialement entre 5 et 8% du montant de la transaction par carte bancaire. Désormais, Maroc Télécommerce prélève 0,5%. Quant au CMI, il prend 1,5% sur les paiements par carte bancaire nationale et 2,5% par carte internationale.
Le projet en cours est de nature à répondre aux besoins nouveaux des touristes. Comme partout ailleurs, de nouveaux intermédiaires de vente en ligne sont apparus au Maroc pour profiter de la tendance à la «déforfaitisation» de la part de la clientèle touristique, en proposant aux exploitants des conditions moins coûteuses et moins contraignantes que les tour-opérateurs, souligne en substance une étude sur le e-tourisme réalisée en début de l’année 2009 par la direction de la stratégie et de la planification du ministère du tourisme.
Cette même étude révèle que la part de marché de ces nouveaux intermédiaires s’établit à 13% des réservations effectuées par la clientèle internationale. Parallèlement, beaucoup d’agences en ligne spécialisées sur le Maroc sont apparues ces dernières années, même si elles commercialisent essentiellement des riads. De toutes les manières, le Maroc a tout intérêt à s’accrocher au wagon du e-tourisme, car, avec la multitude de projets en cours de réalisation, tous les moyens sont bons pour vendre ses lits.
Selon une étude réalisée par le ministère du tourisme en 2009, sur 800 hôtels, villages de vacances et résidences touristiques classés, 30% ont un site internet propre, 20% font partie d’une chaîne ou d’un groupe et sont donc présents sur son site, et 50% n’ont pas de site web.
La mise en ligne d’un site dépend souvent de la catégorie de l’établissement. C’est ainsi que très peu d’hôtels 1 et 2 étoiles ont leur propre site Internet (2% des hôtels 2 étoiles et moins de 1% des 1 étoile). Et plus la catégorie est élevée, plus les hôtels sont équipés. Il en est ainsi pour 49% des 3 étoiles, 70% des 4 étoiles et la quasi-totalité des 5 étoiles et 5 étoiles luxe. Par ailleurs, 70% de villages de vacances sont accessibles par internet mais il s’agit souvent du site du tour-opérateur qui le gère directement. En ce qui concerne les résidences touristiques, 32% disposent d’un site internet propre.



REB
SMI
(2)