Importation demédicaments : les labos pharmaceutiques demandent la suspension des dérogations
Trois laboratoires sont accusés d’avoir bénéficié abusivement des facilités du ministère de la santé.
A fin mars, les importations ont augmenté de 25 % en valeur et de 41 % en volume par rapport aux trois
premiers mois de 2007.
Pas de réponse officielle du ministère de la santé
Et là-dessus, la profession est divisée. Pour certains laboratoires, les produits sur lesquels portent les dérogations sont des «molécules innovantes nécessaires pour le traitement des pathologies lourdes et chroniques notamment les cancers et l’hypertension artérielle, des produits que l’on ne peut pas aujourd’hui produire auMaroc».Alors que pour d’autres industriels, les dérogations ont été accordées pour l’acquisition de produits ayant plusieurs équivalents sur le marché local.Trois laboratoires de la place (dont les noms ne sont pas communiqués) sont pointés du doigt pour avoir demandé «abusivement», selon des sources bien informées, des dérogations pour l’importation de certains médicaments. Une pratique qui, expliquent des membres de l’Amip, menace l’industrie pharmaceutique dont la part dans la consommation locale pourrait encore être réduite. Et c’est pour préserver leur industrie que les professionnels demandent donc le gel des dérogations d’importation et suggèrent que le «Maroc adopte une pratique similaire à celle de ses voisins tunisien et algérien, qui appliquent tous deux le principe de la corrélation ». Selon celui-ci, un produit ne peut faire l’objet d’aucune dérogation d’importation s’il est fabriqué localement. Cependant, il peut être façonné sous licence par un autre industriel. A l’heure où nous mettions sous presse, le ministère de la santé n’avait pas donné suite à nos appels.Toutefois, il semble que le dossier des dérogations est examiné par les services de ce département afin, dit-on, d’éviter de pénaliser l’industrie pharmaceutique. Celle-ci réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de près de 7 milliards de DH et procure 35 000 emplois directs et indirects.
AZIZA BELOUAS
25-05-2009



MIC
FRT

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