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Olivier Maestracci, directeur des études chez EuroPerformance et Khalid Ayouch, directeur général de FinAccess.

Récompenser un gérant d’actifs est un exercice difficile. Il n’existe pas de consensus quant au classement des gérants. Les lecteurs de La Vie éco doivent bien comprendre que chaque méthode comporte une part de subjectivité. Un palmarès dépend essentiellement de deux critères qui sont la classification et la mesure de performance utilisée. Le choix de ces critères aura mécaniquement une influence sur les résultats.

Dans le cadre des AMT de La Vie éco, nous avons voulu être exemplaires et irréprochables. Pour ce faire, le choix de la classification s’est porté tout naturellement sur la catégorisation définie par l’ASFIM (Association des sociétés de gestion et fonds d’investissement marocains) à quelques ajustements près.
Cette catégorisation est une référence de place incontournable. Si elle permet de comparer des fonds présentant le même objectif de gestion, elle ne rend pas compte des différences liées aux styles de gestion qui peuvent s’expliquer par des écarts dans la stratégie d’allocation.

C’est la raison pour laquelle nous avons choisi un indicateur de performance corrigé du risque qui nous permet de prendre en compte les écarts de style de gestion et donc les écarts de prise de risque entre les gérants.
Ainsi, notre indicateur nous offre une mesure de la performance restituée au souscripteur par unité de risque pris, soit l’évaluation de la prime récompensant l’investisseur pour le risque qu’il a supporté.
Les fonds ayant changé d’objectif de gestion au cours de la période de calcul ne pourront concourir dans la catégorie considérée. En effet, notre indicateur de performance ne permet de garantir la comparabilité des fonds que dans la mesure où ces derniers génèrent leurs performances avec les mêmes contraintes et donc en utilisant les mêmes véhicules d’investissement.

Pour les fonds obligataires, nous avons utilisé la volatilité comme mesure de risque (comme pour les fonds actions) qui bien que n’étant pas la mesure «académique» de calcul des risques pour les titres de créances, était seule susceptible de garantir la comparabilité de nos résultats.
Ce prix se doit de faire référence et d’ouvrir la porte à plus de transparence dans un marché marocain en pleine expansion.

Olivier Maestracci, directeur des études chez EuroPerformance et Khalid Ayouch, directeur général de FinAccess.