Quelques faits et chiffres relatifs à la Grèce, un des 17 Etats membres de la zone euro et le premier à connaître la crise de la dette, dans le sillage de la crise financière de 2008, qui s'est ensuite étendue à l'ensemble de la zone.
Quelques faits et chiffres relatifs à la Grèce, un des 17 Etats membres de la zone euro et le premier à connaître la crise de la dette, dans le sillage de la crise financière de 2008, qui s'est ensuite étendue à l'ensemble de la zone.
DATE D'ENTREE DANS LA ZONE EURO: Le 1er janvier 2001, la Grèce est devenue le 12e membre de la zone euro, qui avait vu le jour le 1er janvier 1999. A la naissance de l'euro, la Grèce ne remplissait pas les critères nécessaires fixés par le traité de Maastricht, déficit public réduit à 3% du PIB et inflation ne dépassant pas 2,7%.
DETTE PUBLIQUE :
2010: 144,9% du PIB
2011: 161,7% du PIB
2012: 145,5% du PIB (après effacement de 100 milliards de dette privée, en cours de négociation, avec l'objectif de parvenir à 120% du PIB en 2020)
(source budget grec 2012, voté le 7/11/2011)
DEFICIT PUBLIC :
2010: 10,6% du PIB, 2011: 9,0% du PIB, 2012: 5,4% du PIB avec excédent primaire de 1,1% du PIB.
(Source budget grec 2012, prenant en compte l'impact d'un effacement de dette en cours de négociation)
2010: 10,6% du PIB, 2011: 8,9% du PIB, 2012: 7% du PIB
(Source: Prévisions de la Commission européenne du 11/11/2011, ne prenant pas en compte l'impact d'un effacement de dette)
PIB :
2010: -4,5%, 2011: -5,5%, 2012: -2,8%, 2013: +0,7%
(Sources budget grec 2012 et UE)
ECONOMIE : L'économie grecque représente officiellement moins de 3% du PIB de la zone euro, avec un important secteur au noir, estimé à environ un tiers du PIB national. Economie de services, construite sur un dense réseau de PME, elle est tractée par le tourisme et la marine marchande, mais souffre du surendettement public et d'une faible compétitivité, avec une balance des comptes courants chroniquement déficitaire. Après des années de forte croissance tirée par la consommation Intérieure, elle s'enfonce depuis 2008 dans la récession, au prix d'une envolée du chômage attendu à 15,4% pour 2011. Au total, le PIB grec aura reculé d'environ 15% depuis le début de la crise, estime l'UE dans ses prévisions de novembre.
SALAIRE MOYEN MENSUEL : pas de statistiques officielles.
COUT UNITAIRE DE LA MAIN D'OEUVRE :
2009: +7,2%, 2010: -1,6%, 2011: -2,9%, 2012: -2,8% (source UE, 11/11/11)
INFLATION :
4,7% en 2010, 2,8% en 2011, 0,6% en 2012 (Source budget grec 2012)
4,7% en 2010, 3,0% en 2011, 0,8% en 2012 (Source UE, 11/11/11)
CHOMAGE :
Taux de 16,3% au 2e trimestre 2011
Prévision pour 2011:
- 15,4%, 2012: 17,1% (source: budget grec 2012)
- 16,6%, 2012: 18,4% (source UE, 11/11/11)
NOTATION FINANCIERE :
Standard and Poor's attribue à la Grèce la note "CC", avec perspective négative, quasi-équivalent d'un défaut de paiement.
Fitch a attribué la note "CCC".
Moody's a placé la note souveraine d'Athènes à un cran ("Ca") avant le défaut ("C").
POPULATION : 10,78 millions d'habitants en mai 2011 contre 11,28 millions en 2009, selon le dernier recensement officiel effectué en mai. 35,34% de la population vit dans la région Attique autour d'Athènes (source: statistics.gr)
CAPITALE : Athènes
LANGUE OFFICIELLE : grec
INSTITUTIONS POLITIQUES : Régime parlementaire avec 300 députés élus pour quatre ans, et un chef de l'Etat, Carolos Papoulias, élu par le parlement en 2010 pour cinq ans, aux compétences honorifiques.
Les dernières élections législatives d'octobre 2009 ont porté au pouvoir le parti socialiste Pasok, qui a conclu en novembre 2011 une alliance gouvernementale avec l'opposition de droite et d'extrême droite pour former un exécutif de transition dirigé par Lucas Papademos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Les prochaines législatives doivent être anticipées en principe au printemps 2012.
Ministre des Finances: Evangélos Vénizélos (Pasok), nommé en juin 2011.